Mustapha Brahma critique la rupture des relations entre le Maroc et l’Algérie

Le patron d’Annahj Addimocrati, Mustapha Brahma, a critiqué la rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie, une décision qui s’est faite à l’initiative d’Alger. 

Le chef du parti qui a annoncé son boycott des législatives de septembre, a regretté la récente décision d’Alger de couper ses relations diplomatiques avec le Maroc, estimant que cette décision émane des décideurs algériens motivés par des crises « internes ».

Intervenant lors du débat « la voie vers les élections 2021 » de Hespress, il a rappelé en ce sens que l’Algérie n’était pas à son premier coup d’essai dans l’adoption de mesures extrêmes. « L’état (des relations entre le Maroc et l’Algérie) a toujours été convulsif », a-t-il reconnu.

« Le fait est que l’Algérie a nié son implication dans les attentats d’Atlas Asni en 1994 alors que le Maroc l’a accusée et en retour a demandé seulement l’instauration d’un visa pour les ressortissants du voisin de l’Est, pourtant la réaction de l’Algérie a été de fermer totalement les frontières avec le Maroc », a rappelé Mustapha Barhma.

Les frontières entre le Maroc et l’Algérie sont fermées depuis 27 ans en dépit d’appels à la réouverture émis par le Maroc depuis le début du règne du Roi Mohammed VI qui prône une normalisation des relations entre les deux pays et un règlement des contentieux.

« Ce que l’on voit c’est que malgré les nombreux appels à la réouverture des frontières et à l’amélioration des relations qui sont à vrai dire historiques et qui sont basées aussi sur un avenir commun, et puis il y a aussi des familles et des tribus qui ont été séparées par des frontières, ces appels se voient refusés » par la partie algérienne, a-t-il indiqué en expliquant que ce refus aurait des causes « internes chez les décideurs algériens ».

Et d’ajouter qu’il est très probable que « les militaires algériens sont à la recherche d’un ennemi extérieur » pour se maintenir au pouvoir.

Concernant la probabilité d’une rupture qui pourrait annoncer une guerre entre les deux pays, Mustapaha Brahmi a refusé cette idée en affirmant qu’une guerre ne sera bénéfique pour aucun des pays ni pour leurs peuples qu’il a qualifiés de « frères ».

Enfin pour la question du Sahara qui oppose le Maroc à l’Algérie à travers les milices du polisario créées par Alger, « nous (Annahj Addimocrati, ndlr) ce qui nous importe c’est que le règlement de la question du Sahara se fasse de manière démocratique entre de bonnes mains, celles des Nations unies, et il y a pour cela des invitations au dialogue sincère et sérieux », a-t-il déclaré.

Sur la question de « l’autodétermination des peuples », une phrase qui revient souvent dans la bouche du leader du parti et de sa relation avec le dossier du Sahara, Brahma a estimé que l’autodétermination « ne se fait pas uniquement par un référendum », notant que cette solution a été écartée pour de bonnes raisons notamment à cause l’impossibilité de réaliser un recensement de la population.

« Les Nations Unies ont proposé une autre alternative qui consiste au dialogue et aux négociations directes » pour trouver une issue, a-t-il fait observer.

Mustapha Brahma critique la rupture des relations entre le Maroc et l’Algérie Hespress Français.

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