Mois d’août singulier au Maroc où incendies et chaleurs élevées vont de pair   

Le feu est, il est vrai, utile voire Indispensable à la vie et à l’activité humaine, mais il est tout autant susceptible de les mettre également en péril. L’incendie est effectivement un fléau qui menace en permanence notre environnement. Le Maroc, à ce propos, vient d’endiguer des incendies de forêts qui ont dévasté trois jours durant le nord du pays et plus particulièrement la région de Chefchaouen.  

Près de 1 100 hectares sont partis en fumée et il a fallu, selon le Centre national de gestion des climatiques forestiers (CNGCF) l’intervention de 560 éléments, de la Protection Civile, des FAR, de la Gendarmerie Royale, des Forces Auxiliaires des autorités locales et le déploiement de quatre Canadairs des FAR et quatre avions Turbo Trash  de la Gendarmerie Royale, en plus, des moyens des équipes d’intervention terrestre pour combattre les nombreux foyers. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’incendie qui n’a fait aucune victime humaine.

Les températures élevées que l’on a enregistrées depuis le week-end dernier et les vents qui ont soufflé, ont pu constituer des éléments déclencheurs de ces incendies. « D’ailleurs », nous dit Mohamed Benata, Ingénieur agronome, Dr en Géographie, Président de l’ESCO, membre fondateur de l’ECOLOMAN et fervent défenseur de l’environnement qui nous décrit les impacts de ce fléau, « tous ces éléments sont liés. Avec les fortes chaleurs et les vents, la moindre étincelle peut déclencher un sinistre. Il suffit de rien du tout pour cela, un effet loupe d’un bout de verre, un mégot jeté par mégarde,  ou autre élément allumeur et la végétation déshydratée est prompte à s’enflammer ».

Et des effets ou conséquences écologiques de ces feux de forêts Mohamed Benata, sollicité par Hespress.fr nous dira, « Bien sûr que les conséquences écologistes sont immenses, il y a d’abord la perte de la forêt, de la végétation et destruction de la biodiversité. C’est connu la, forêt est un irremplaçable poumon mais également un piège à carbone. Ce dernier se libère à l’occasion et se perd dans l’atmosphère contribuant ainsi au changement climatique. La forêt est un écosystème où faune et flore vivent en parfaite harmonie, les perdre donc, a des conséquences fâcheuses comme les dangers de l’extinction d’espèces animales ».

« Certes, poursuit-il, la forêt ou plutôt la végétation régénéra par la suite, même si la biodiversité en subit un sacré coup. De nombreuses espèces végétales généralement ne se reconstitueront pas et seront remplacées dans le meilleur des cas par d’autres moins nobles. La nature est ainsi faite, mais en attendant, cela a des conséquences terribles au point de vue écologique et même économiquement  parlant, car beaucoup de gens vivent également de la forêt ».

Effectivement, il n’est jamais agréable de voir une forêt partir ainsi, en fumée. Pour l’heure, à ces sinistres de la région touristique de Chefchaouen, la main de l’homme n’est pas mise en cause. D’aucuns, incombent déjà, à la vague de chaleur qui traverse le pays depuis vendredi dernier avec des températures atteignant les 49 °C, la responsabilité de ces feux de forêts qui ont emporté avec eux, à part égale on va dire, arbres et végétation de second ordre et très certainement ont décimé la faune qui y résidait. Des pertes sèches qu’il va falloir renflouer de plantations, c’est la moindre des choses.

Mois d’août singulier au Maroc où incendies et chaleurs élevées vont de pair    Hespress Français.

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page