Feux en Kabylie : l’incendie… diplomatique qui a fait flamber la raison de l’Algérie

En ces temps modernes, d’avis d’adepte de l’environnement et même bien plus,  il est impossible de ne pas voir, l’effet indirect du réchauffement climatique dans, les incendies qui dévorent la planète et notamment sur la plupart des pays riverains de la Méditerranée qui ont subi une vague de chaleur extrême et des feux d’une ampleur sans pareille, sauf peut-être en Algérie. En effet, à l’Est de l’Eden, une centaine de personnes sont tragiquement mortes dans les méga feux qui ont ravagé la Kabylie.

Un incendie en attisant un autre, il a débouché en incendie … diplomatique, déclenché celui-là, par le régime pyromane kaki d’Alger qui de ses sbires d’agents, a enflammé la Kabylie. Sauf que pour mieux se voiler la face, qui donc de mieux que le voisin marocain pardi ! Le Royaume  fait office d’accusé idéal dès lors qu’on l’implique dans ces feux de forêts sinistres  et « criminels » par “pyromanes“ kabyles interposés qui n’ont de la pyromanie qu’une sale envie  d’autonomie pour se débarrasser d’une Junte sanguinairement sans précédence. Cette mise en cause, est d’une extravagance abracadabrantesque histoire de se redonder. Elle émane et c’est  la meilleure illustration, de dire la gouvernance en Algérie des plus hautes autorités, enfin… celles déguisées, à travers le président au nom imprononçable qui plus est, est le moins représentatif du peuple algérien parmi tous ceux qui l’ont précédés à El Mouradia.

On le voit donc, l’Algérie instrumentalise les incendies qu’elle a elle-même causés et accuse  le Royaume de souffler sur les braises du séparatisme kabyle qui somme toute est d’une nature tout à fait légitime. Mais, feux pour feux, le  régime algérien s’est réellement enflammée lorsque l’ambassadeur marocain aux Nations Unies, Omar Hilale a manifesté sa sympathie à l’indépendantisme kabyle dans un discours similaire à celui tenu par l’Algérie au Polisario. Depuis c’est le branle-bas de combat et l’Algérie a annoncé il y a quelques jours «reconsidérer» ses relations avec le Maroc et renforcer les contrôles aux frontières.

De cette nouvelle étape dans l’escalade des tensions qui en réalité trouve ses racines depuis l’indépendance en Algérie, cette dernière a déclaré intensifier les « contrôles sécuritaires aux frontières de l’Ouest », en raison « d’actes hostiles incessants ». Jusqu’à présent, Rabat ignore ces « provocations » et menaces de l’Algérie. De la menace de retrait des ambassadeurs et de la fermeture des espaces aériens au renforcement du contrôle militaire aux frontières, le voisin à l’Est de l’Eden n’agit que dans le but de s’opposer aux Royaume. Pour ce dernier l’a inviter à tourner la page à travers le discours du Trône. Mais nenni ! L’Algérie insiste pour entraîner la région dans une « aventure » ​​aux conséquences incalculables.

L’Algérie a évoqué « officiellement » le déploiement de ses unités militaires à la frontière avec le Maroc, après avoir « accusé » Rabat d’avoir soutenu le Mouvement d’autonomie de Kabylie MAK » et Rachad. Mais en réalité ce sont des dizaines de bases militaires algériennes qui sont situées tout au long des frontières communes à seulement 8 km de la zone séparant les deux pays. C’est la première fois que le régime algérien annonce des mesures concrètes pour créer une rupture avec le Maroc. Pour autant, le politologue et journaliste Mustapha Tossa sollicité par Hespress ne pense pas que les choses puisse évoluer au-delà des palabres entre le Maroc et l’Algérie. Le point de de non-retour qui déchaînerait une confrontation directe entre les deux armées maghrébines n’ait pas atteint. « Ces positions, aussi drastiques soient-elles du régime algérien ne sont que pour servir un agenda interne en raison des pressions populaires ».

Tossa a expliqué, dans sa déclaration au journal « le régime algérien est dans une impasse, et il veut chercher, comme d’habitude, un débouché pour résoudre la crise interne et se créer un ennemi extérieur afin de focaliser l’attention sur elle et la traiter comme un cintre pour remodeler ses décors ». Il a en outre souligné que « cette tension conçue de toutes pièces par El Mouradia est le meilleur moyen d’éteindre les incendies politiques et sociaux internes ». Dans ses déclarations, le politologue estime que« l’opinion publique algérienne ne croit pas du tout que ces accusations contre le Maroc, Israël et le MAK soient derrière. les incendies en Kabylie », notant que « les réseaux sociaux bourdonnent de sarcasmes face à ces accusations ». Toussa explique que « le régime algérien utilise le Maroc comme un ennemi extérieur pour essayer de tourner son attention vers lui pour couvrir les lacunes, les erreurs et les manquements dans lesquels est tombé le régime algérien », notant que « l’Algérie patauge dans ses problèmes et ses contradictions et veut détourner l’attention des Algériens vers le Maroc et Israël.

Pour sa part, Mohamed Boubekri, écrivain et homme politique de gauche, a estimé qu’« il est possible que la situation entre le Maroc et l’Algérie tourne à une escalade sur le terrain, surtout après les prises de position récentes », notant cependant que « les généraux algériens sont dans l’incapacité d’affronter le Maroc ». Dans sa déclaration à Hespress il a indiqué « le Maroc est un pays aux Institutions fortes, et les généraux algériens savent qu’ils ne pourront pas grand-chose contre la volonté populaire des Marocains », soulignant que « l’autorité militaire algérienne craint la force de frappe du Maroc ».

Feux en Kabylie : l’incendie… diplomatique qui a fait flamber la raison de l’Algérie Hespress Français.

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