Discours royale : Cette Allemagne hégémonique qui veut renaître de ses cendres

Les relations entre le Maroc et l’Allemagne, c’est un secret de Polichinelle, n’ont jamais été au plus mal. D’ailleurs le Roi Mohammed VI, sans citer quiconque dans son discours prononcé à l’occasion du 68e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple de vendredi, mais en laissant entendre de qui il s’agissait, a été clair dans la mise à nu d’une stratégie pour le moins dépassée.

« Plutôt que d’appuyer les efforts du Maroc dans le cadre d’un équilibre souhaité entre les pays de la région, des rapports ont franchi toutes les limites de l’acceptable, allant jusqu’à recommander que soit freinée la dynamique de développement de notre pays, au motif captieux qu’elle crée une dissymétrie entre les Etats maghrébins » a expliqué le roi. Allusion faite  probablement à ce rapport d’un influent Institut allemand des affaires internationales et de sécurité un think-tank au nom de Stiftung Wissenschaft und Politik (SWP) dont se nourrissent le gouvernement de son pays et le Parlement, une nation soi-disant partenaire de longue date avec le Royaume. « Quelques pays, notamment des pays européens comptant, paradoxalement, parmi les partenaires traditionnels du Maroc, craignent pour leurs intérêts économiques, leurs marchés et leurs sphères d’influence dans la région maghrébine », avait notamment souligné le Souverain.

Le rapport, grosso modo, craignant pour l’allié Algérien préconise aux Etats membres de l’Union européenne de revoir leur stratégie dans la région du Maghreb et à œuvrer à arrêter « les tentations hégémoniques » du Maroc en prônant de mettre un frein à l’élan de la Tunisie et à l’expansion du Maroc afin de permettre à l’Algérie de suivre un rythme qu’elle est incapable à soutenir.  Le SWP recommande « d’arrêter d’aider sa croissance et son développement économique », qui, toujours selon la note « freine ainsi l’émergence de l’Algérie et de la Tunisie ». L’auteure de cette note, Isabelle Werenfels ajoute « La politique subsaharienne du Maroc a exacerbé les tensions avec l’Algérie et éveillé les ambitions en Tunisie. Alger cherche à contrecarrer les avancées de Rabat. Tunis, pour sa part, essaie de suivre les traces de Rabat, espérant que des relations plus étroites avec l’Afrique stimuleront la croissance économique ». Que cherche l’Allemagne au juste ?

Cet état esprit des dirigeants Allemands, digne relique d’une mentalité de la Stasi dont d’ailleurs, est issue Angela Merkel, celle de vouloir s’immiscer à tous prix dans les affaires extérieures à l’Allemagne et plus particulièrement au Maghreb leur en a déjà coûté avec le dossier de la Libye qui s’est soldé par une cuisant échec. A vouloir trop s’en inspirer, l’Allemagne risque d’y laisser des plumes car cette hégémonie hitlérienne des temps nouveaux, qu’elle tente d’imposer en considérant cette région du Maghreb comme sa “chasse gardée“, a tout  de la nostalgie coloniale. Mais qu’à cela ne tienne ! Depuis cette époque, Tobrouk reste toujours le seul port profond en Lybie entre l’Egypte et la Tunisie, par contre, nulle signe d’une quelconque panzerdivision à l’horizon, elles ont toutes disparues ou dévorées par le temps et le sable depuis une certaine débâcle à l’allemande.

Discours royale : Cette Allemagne hégémonique qui veut renaître de ses cendres Hespress Français.

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