Crise en Afghanistan : Les Européens craignent la répétition du scénario des réfugiés Syriens

Le 15 août 2021, la capitale afghane, Kaboul, a été prise par les Talibans après que les troupes américaines se sont retirées le 1er mai. Depuis, c’est le chaos. Les aéroports ont été pris d’assaut par les Afghans qui souhaitent quitter le nouveau régime en place. Les Européens, eux, ont difficilement évacué leurs ressortissants ou encore les personnes ayant travaillé pour eux.

Mais les dirigeants européens demeurent inquiets quant à une nouvelle crise migratoire, semblable à celle des réfugiés syriens de 2015. À a en croire les vidéos d’Afghans accrochés aux avions et des aéroports envahit, une crise migratoire n’est pas à écarter.

Ainsi, les ministres des Affaires étrangères des 27 ont tenu une réunion d’urgence consacrée à la crise afghane et durant laquelle a-t-il a été décidé d’évacué, en priorité, les derniers ressortissants européens.

Le Chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borell, a fixé la priorité, à court terme, qui est l’évacuation des ressortissants européens de Kaboul, « mais aussi des citoyens afghans qui ont travaillé avec nous durant plus de 20 ans. Nous ne pouvons pas les abandonner » a-t-il dit. Mais il n’est pas question d’ouvrir l’Europe aux migrants. D’ailleurs, même le traitement des dossiers des personnes qui ont travaillé auprès des Européens, connaît un durcissement sans précédent assure la presse étrangères, notamment de la part des Français, qui compte une centaine d’anciens interprètes et employés afghans de l’armée française.

En tout cas, l’UE a annoncé dans un communiqué à l’issue de cette réunion que l’Europe « soutiendra les pays voisins de l’Afghanistan pour faire face aux conséquences négatives de cette situation, qu’un flux croissant de réfugiés et migrants devrait engendrer« . L’espagnol Josep Borrelle est même allé à proposer le dialogue avec les talibans pour freiner le flux des migrants.

« Nous devons parler avec les Talibans (NDLR) afin d’engager le dialogue, dès, que possible, pour éviter un désastre humanitaire, mais aussi migratoire » a-t-il lancé.

En tout cas, plusieurs dirigeants européens semblent très préoccupés par le flux migratoire que cette crise afghane pourrait engendrer. Ceux de l’extrême droite ou encore les conservateurs l’ont dit clairement. « Il n’est pas question que notre pays soit de nouveau la porte d’entrée d’une nouvelle vague de réfugiés », avait déclaré le conservateur Notis Mitarakis, ministre grec en charge des migrations.

Par ailleurs, la chancelière Angela Merkel a déclaré lors d’une conférence de presse berlinoise, mardi 17 août que le point faible de l’UE c’est « qu’elle ne dispose pas de politique d’Asile commune, et nous devons continuer à y travailler fermement« .

En tout cas, la crise ne fait que commencer en Afghanistan avec l’arrivée des Talibans au pouvoir. Les Européens semblent être pris d’assaut par le retrait américain de cette région sensible. Des solutions sont donc en train d’être élaborées pour éviter une crise humanitaire et migratoire mondiale.

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