Affaire Navalny: Londres et Washington actent une nouvelle salve de sanctions

Dans l’affaire de l’opposant russe, Alexeï Navalny, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, ont sanctionné plusieurs responsables des services de sécurité russes dans leur rôle présumé dans l’empoisonnement de l’avocat, ennemi public numéro 1 du Kremlin.

Plusieurs personnes ont été sanctionnées vendredi par les deux alliés qui accusent les services russes d’avoir fomenté cet empoisonnement qui aurait pu coûter la vie à l’opposant, il y a un an de cela.

Sur la liste de Londres, figurent sept personnes, toutes membres des services de sécurité russes (FSB). Ils ne seront plus capables de mettre les pieds en Grande Bretagne et leurs avoirs dans le pays seront gelés, a annoncé vendredi, ministère britannique des Affaires étrangères.

Les mesures prises par Londres ont été « prises aux côtés de nos alliés américains », est-il précisé dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères britanniques. Mais Washington, de son côté indique que sa liste contenant 9 noms.

En effet, le Trésor américain a annoncé dans un communiqué des sanctions neuf hauts responsables et deux laboratoires scientifiques que le département d’État américain a désigné. Il s’agit de « deux laboratoires scientifiques du ministère russe de la Défense qui se sont engagés dans des activités visant à développer les capacités d’armes chimiques de la Russie », a expliqué le Trésor.

Les Etats-Unis ont entamé avec ces nouvelles annonces, leurs troisième salve de sanctions visant la Russie depuis l’affaire de l’empoisonnement de l’opposant russe qui était en déplacement pour sa campagne en Sibérie.

« La Russie a appelé à plusieurs reprises la Grande-Bretagne et ses partenaires (…) à appuyer les accusations avec des preuves. Mais la Grande-Bretagne et ses partenaires continuent de faire fi de ces appels », a écrit la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, sur la messagerie Telegram, dénonçant des sanctions « unilatérales illégitimes ».

Les Etats-Unis ne comptent pas s’arrêter à ces sanctions, « avec l’action d’aujourd’hui, l’administration a désormais sanctionné 7 personnes et identifié 16 de leurs navires comme des biens bloqués », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken. Parmi ces Russes, deux personnes impliquées dans le projet de gazoduc Nord Stream 2, projet auquel Washington est opposé.

De son côté, le principal concerné, Alexeï Navalny, 45, a soutenu à plusieurs reprises que l’instigateur de son empoisonnement était le président russe Vladimir Poutine. Il avait à ce titre indiqué que le monde retiendra qu’il s’agit de l’homme qui empoisonne les sous vêtements.

Celui qui a été empoisonné par un agent neurotoxique proche de la composition du Novitchok, une substance conçue par l’armée soviétique, avait été plongé dans le coma pendant deux jours avant d’être sauvé. A son retour de convalescence, l’opposant a aussitôt arrêté pour avoir violé ses conditions de liberté conditionnelle dans une affaire datant de 2014.

Affaire Navalny: Londres et Washington actent une nouvelle salve de sanctions Hespress Français.

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