Ghaligate : Camilo Villarino rattrapé par la justice espagnole

Le directeur de cabinet de l’ancienne ministre des Affaires étrangères de Gonzalez Laya, Camilo Villarino a été solennellement cité en tant qu’accusé par la Justice espagnole d’avoir permis sans contrôle, l’entrée le 18 avril dernier, de Brahim Ghali en Espagne ainsi que de sa sortie le 2 juin et ce, sans passer les contrôles frontaliers ni documentaires.

Rafael Lasala, chef du tribunal d’instruction numéro 7 de Saragosse et magistrat en charge de l’enquête, a accusé Camilo Villarino, pour l’entrée illégale en Espagne de Brahim Ghali. Il sera entendu par la justice en l’occurrence le juge d’instruction Rafael Lasala, le 1er septembre, et ce, à la demande d’Antonio Urdiales, l’avocat du ministère public. Le Parti Populaire espagnol a demandé à ce qu’on lui retire ses documents de voyage.

À titre de rappel, Brahim Ghali est entré sur le territoire espagnol, à la base aérienne de Saragosse le 18 avril à bord d’un avion algérien, sans subir de contrôles aux frontières ni d’examen de la documentation, comme l’ont rapporté différents médias. De là, il a été transporté en ambulance à l’hôpital de San Pedro de Logroño pour y être soigné pour une affection respiratoire importante et, selon différentes informations, il a été hospitalisé sous une autre identité, au nom de Mohamed Benbatouche. Il est ressorti du territoire espagnol de la même façon qu’il est entré à partir de Pamplune, capitale de Navarre.

Cette affaire allait déboucher sur, une crise diplomatique, sans précédent, entre le Maroc et l’Espagne. Les autorités marocaines ont demandé des explications via leur ministère des Affaires étrangères et ont dénoncé le manque de collaboration et l’absence d’information de la part d’un pays voisin jusqu’alors considéré comme un partenaire et allié. L’ancienne ministre des Affaires étrangères Arancha Gonzalez Laya, bafouant son langage diplomatique avait invoqué des raisons humanitaires pour autoriser l’entrée du séparatiste, mais cela, on l’imagine n’a jamais pu satisfaire notre pays. Bien, des épisodes après, tous de tension, ont suivi ce regrettable évènement et les relations hispano-Marocaines en ont énormément souffert d’où le rappel de notre ambassadrice à Madrid, affichant ainsi la sacralité de la marocanité de son Sahara que l’Espagne n’a jamais voulu respecter.

Le Royaume du Maroc a reçu en ce sens, un soutien important au niveau international, notamment celui de l’ancienne administration américaine de Donald Trump ainsi que celui de l’actuel exécutif de Joe Biden. Il a également reçu des signes positifs de la communauté internationale à travers l’ouverture de divers consulats de pays concernés tels que les États-Unis, ou les Émirats arabes et nombre de pays d’Afrique et d’Amérique du Sud à travers les ouvertures de consulats dans les villes de Dakhla ou Laâyoune. Au contraire, l’initiative du polisario n’a pratiquement aucun soutien international, sinon celui inconditionnel de l’Algérie à l’origine justement de ce conflit.

L’avocat du ministère public, Antonio Urdiales cherche à clarifier les circonstances d’entrée et de sortie de Ghali  et s’il y a eu ou non un délit pour ne pas dire crime de dissimulation ou de falsification. Urdiales a déclaré à l’agence de presse Europa Press que le chef du Front Polisario, selon un rapport du colonel-chef de la Garde civile de Navarre, lors de son départ d’Espagne, serait passé par la salle des autorités de l’aéroport de Noain, recevant ainsi un traitement spécial, sans contrôle une fois de plus. Le chef du polisario, selon un rapport du colonel en chef de la Garde civile de Navarre, à son départ d’Espagne est passé par la salle des autorités (VIP d’Etat) de l’aéroport de Noain, recevant ainsi un traitement spécial.

Dans une ordonnance du juge Lasala, en date du 9 août 2021,  le lieutenant-général et deuxième chef d’état-major de l’armée de l’air, Francisco Javier Fernandez Sanchez, est cité comme témoin, « il n’y a aucune preuve qu’il savait que la personne qui est arrivée en Espagne avait ou n’avait pas un passeport diplomatique ou était exemptée de passeport pour quelque raison que ce soit et contrôle douanier », rappelle le président du tribunal d’instruction numéro 7. Le chef de cabinet du président de La Rioja, Eliseo Sastre, comparaîtra également avec ce même statut, à une date encore à déterminer tout comme du reste le secrétaire général technique du ministère des Affaires étrangères, José Maria Muriel Palomino.

Camilo Villarino qui s’est fait quelques dents en tant que chef de mission adjoint à l’ambassade d’Espagne à Rabat avait été choisi par Laya pour faire carrière en Russie en tant qu’ambassadeur à Moscou. Malheureusement son sponsor est tombé avant et le nouveau chef de la diplomatie, José Manuel Abarès, l’a prié, aussitôt sa prise de fonction, de plier bagage. Sa carrière semble hypothéquée à jamais. Il pourrait, cependant quémander un poste à celui qu’il a soutenu mordicus contre toute légalité.

Ghaligate : Camilo Villarino rattrapé par la justice espagnole Hespress Français.

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