Le réarmement du Maroc inquiète en Espagne

Le réarmement du Maroc inquiète au plus haut sommet de l’Etat espagnol, en témoigne l’intérêt que lui accordent les médias espagnols, mais également la sortie médiatique de la ministre de la Défense, Margarita Robles.

Le ministère espagnol de la Défense exclut de modifier sa stratégie concernant les présides occupés de Sebta et Melilla en réponse au « réarmement du Maroc avec l’acquisition de matériel militaire, notamment, auprès de la Turquie ».

Le gouvernement espagnol, en la personne de la ministre Défense Margarita Robles, met en avant dans ce sens que « l’Espagne n’est pas seule, mais que sa politique de défense est inscrite dans l’Union européenne et l’OTAN ».

C’est ce qu’a indiqué Margarita Robles dans une déclaration à l’agence Europa Press en soulignant, en revanche, qu’il s’agit d’une « affaire intérieure du Maroc ».

La sortie médiatique de la ministre espagnole intervient dans le sillage de l’important intérêt accordé par les médias espagnols aux négociations avancées entre le Maroc et la Turquie pour l’acquisition de 22 hélicoptères d’attaque T129 ATAK pour une valeur de 1,3 milliard de dollars, ainsi que 12 drones turcs pour, croient savoir les médias espagnols, surveiller les frontières de Sebta et Melilla.

Mais aussi de celui du rapport « Le Maroc, le détroit de Gibraltar et la menace militaire contre l’Espagne » de l’Institut de la sécurité et de la culture qui mettait en garde contre l’ambitieux programme d’armement que le Maroc a mené ces dernières années, qui comprend l’acquisition de matériel militaire par plus de 20 milliards de dollars.

Le réarmement du Maroc tracasse les Espagnols

Interrogé par Europa Press si le ministère de la Défense envisage de changer la stratégie de défense concernant les présides marocains occupés de Sebta et Melilla en réponse au réarmement auquel procède le Maroc, elle d’abord a assuré que le Maroc, « le pays voisin », « mérite le plus grand respect ».

Puis, tout en tenant à souligner ce qu’elle qualifié d’ « espagnolité » de Sebta et Melilla, « des villes aussi espagnoles que n’importe quelle autre ville d’Espagne », Robles a précisé que « la politique de défense espagnole est engagée dans la sphère de l’Union européenne et de l’OTAN et remplit des missions avec les casques bleus et les Nations Unies ». Et ce, dit-elle, « alors que le Maroc n’appartient ni à l’UE, ni à l’OTAN ».

L’Espagne, souligne le ministre de la Défense, « n’est pas un pays seul dans les politiques de défense, c’est un pays qui contribue aux politiques de défense et dans le cadre de l’UE et de l’OTAN ».

Rappelons que selon le magazine spécialisé Tactical Report, les Forces armées royales (FAR) seraient en négociation avec Turkish Aerospace Industries (TAI) et l’italien AgustaWestland pour l’acquisition de 22 hélicoptères d’attaque T129 ATAK pour une valeur de 1,3 milliard de dollars.

L’article dudit magazine a fortement été relayé par les médias ibériques, notamment, les quotidiens conservateurs à l’image de « La Razón » qui a indiqué que le contrat comprend l’acquisition de missiles et d’équipements électroniques pour les nouveaux appareils.

Le réarmement du Maroc inquiète en Espagne Hespress Français.

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