Le ministère public requiert la plus sévère des peines à l’encontre de Souleimane Raissouni

Le parquet près la cour d’appel de Casablanca a requis l’application des peines les plus sévères à l’encontre du journaliste Souleimane Raissouni, rédacteur en chef du journal qui a arrêté de paraître, Akhbar Al-Yaoum.

Le procureur général adjoint du roi près la cour d’appel de Casablanca a demandé à l’instance de jugement présidée par le juge Chouaib Farih, les peines les plus sévères pour l’accusé, au vu, a-t-il dit, de « la gravité de l’acte qui lui est imputé ».

La plaidoirie du ministère public est intervenue en l’absence de la défense du journaliste, en protestation contre le refus du tribunal de faire venir son client, mais aussi de le transférer à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux après la détérioration de son état de santé en raison de sa longue grève de la faim.

Le tribunal a entendu le seul témoin au dossier, le photographe A.M., qui a nié avoir connaissance d’une relation entre Raissouni et le plaignant. La seule chose que les trois avaient en commun, a-t-il affirmé, était une affaire de tournage d’une vidéo.

Au terme de la la plaidoirie du ministère public et la déposition du témoin dans cette affaire, le tribunal a décidé de déplacer le greffier à la prison d’Oukacha pour informer Raissouni des derniers développements et s’informer de sa décision par rapport à la poursuite du procès.

Pour rappel, la défense de Raissouni s’est retirée mardi dernier du procès après le refus du juge d’une demande hospitalisation du journaliste, absent pour la quatrième audience consécutive.

Elle avait en effet demandé lors de la dernière audience le transfert de son client à l’hôpital «d’urgence pour sauver sa vie», et la possibilité pour lui d’assister à son procès. Les deux demandes ont été rejetées par le juge, ainsi qu’une nouvelle requête de remise en liberté provisoire.

Souleimane Raissouni, 49 ans est poursuivi pour «agression sexuelle», après une plainte déposée par un militant LGBT. Une accusation qu’il a toujours niée.

En protestation contre sa détention préventive depuis plus d’un an, et ses conditions d’emprisonnement, le journaliste observe depuis plus de 90 jours une grève de la faim. Son état est jugé «critique » par ses soutiens.

Le ministère public requiert la plus sévère des peines à l’encontre de Souleimane Raissouni Hespress Français.

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