BAM : Une hausse des transferts des MRE est attendue à hauteur de 75 milliards de DHS en 2022

Depuis l’annonce de la reprise progressive des vols depuis et vers le Maroc, à partir du 15 juin, et l’offre exceptionnelle de la Royal Air Maroc (RAM), les Marocains résidant à l’étranger sont arrivés en masse vers la mère patrie après une absence de près de deux ans. Et qui dit arrivé des MRE dit rentrée de devises. Même si les MRE n’ont pas pu accéder au Royaume pendant l’année 2020, leur transfert d’argent vers leur pays d’origine n’ont pas cessé. 

En effet, selon les données du Conseil d’administration de Bank Al-Maghrib, « les envois de fonds des Marocains résidant à l’étranger devraient continuer de croître à un rythme soutenu, avec une hausse prévue de 7,6%, pour atteindre 73 milliards de dirhams en 2021 et une augmentation de 2,8% pour atteindre 75,4 milliards en 2022 ».

Malgré les répercussions de la crise sanitaire liée au Coronavirus, les transferts de fonds des Marocains résidant à l’étranger se sont élevés à 28,8 milliards de dirhams au cours des quatre premiers mois de 2021, contre 19,84 milliards de dirhams au cours de la même période l’an dernier, soit une augmentation de 45,3% par rapport à fin avril 2020.

De son côté, le chef du gouvernement Saad Dine El Otmani a révélé que les transferts de fonds vers le Maroc, contrairement aux attentes liées à la crise sanitaire, ont augmenté de 5% au cours de l’année 2020 pour atteindre environ 68 milliards de dirhams.

Dans une déclaration à Hespress Ar, Rachid Aourraz a soulevé le fait que « la stabilité du taux d’envois de fonds des Marocains résidant à l’étranger était attendue » l’expliquant par le fait que « les conditions de confinement et de fermeture économique ont amélioré l’épargne de certaines familles marocaines vivant à l’étranger ».

L’analyste économiste et membre du Moroccan Institute for Policy Analysis (MIPA) a poursuivi dans son analyse que ces épargnes et économies des MRE sont transférées au Maroc, que ce soit à titre d’aide à leurs familles, pour l’achat de biens immobiliers ou encore pour la réalisation de petits investissements.

D’ailleurs, Rachid Aourraz n’a pas manqué de rappeler le soutien financier accordé par plusieurs gouvernements au profit de leurs citoyens pendant de la période de confinement et de fermeture économique, ce qui a amélioré, selon lui, les économies de certaines familles.

La deuxième explication avancée par l’analyste économique concerne la baisse des achats à l’étranger, que ce soit en raison de l’interruption des lignes aériennes et de l’importation de certaines marchandises ou encore en raison de la baisse des visites des Marocains résidant à l’étranger estimant que « cela n’a fait qu’améliorer les ressources de l’État en devises ».

Aujourd’hui, et avec l’allègement des mesures restrictives un peu partout dans le monde notamment au Maroc, « l’activité économique se redresse progressivement » avance Rachid Aourraz avant de souligner que cela dépend de nombreux facteurs. Le plus important d’entre eux reste le rétablissement de la santé économique des partenaires économiques du Maroc, notamment les partenaires européens.

L’expert s’attend à ce que les activités économiques reprennent, après la saison estivale d’été, pour compenser les pertes dues à la crise sanitaire. Cela dit, Rachid Aourraz estime qu’il est difficile de revenir au même rythme économique qu’avant la pandémie, tant que cette dernière est toujours d’actualité.

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