Les éleveurs misent sur l’Aïd Al-Adha pour compenser les pertes passées de Dame Covid

Le secteur de l’élevage au Maroc qui charrie les premiers rangs en terme de chiffre d’affaires, avec 35,54 milliards de dirhams (MMDH), selon le département de tutelle compte énormément sur l’Aïd Al-Adha -surtout au niveau des petits éleveurs et agriculteurs- afin de compenser les pertes financières générés par Dame Covid.

L’occasion est propice au regard de l’assouplissement des mesures de restriction par le gouvernement, et au vu du retour de la communauté marocaine résidant à l’étranger vers la patrie, qui ne manquera pas de relancer un marché aphone lors de cette occasion, on va dire, « religio-sociale ». D’ailleurs à l’occasion, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a fait savoir l’identification jusqu’à présent d’environ 5,8 millions de têtes d’ovins et caprins destinés pour la fête de Aïd Al-Adha 1442 (2021). Cette opération d’identification toujours en cours au niveau national est menée par la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (FIVIAR) et l’Association nationale ovine et caprine (ANOC), chargées en cela par le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime du développement rural et des eaux et forêts. L’opération consiste en la pose, sur l’une des oreilles de l’animal, d’une boucle jaune, portant un numéro de série unique pour chaque animal, en plus de la mention « عيد الأضحى » (Aïd Al-Adhaet un logo portant « la tête d’un mouton ».

Les agriculteurs et éleveurs, des zones rurales reculées ayant subi de lourdes pertes l’an dernier, à cause de la quarantaine au Maroc, qui avait entraîné la restriction des déplacements individuels à l’approche de l’Aïd Al-Adha, en plus de la sécheresse qui avait touché le pays, pourront donc se rattraper pour peu qu’ils aient subi ce processus d’identification. Ces facteurs avaient conduit au coût élevé du fourrage d’où les répercussions sur le prix du mouton que d’aucuns avaient estimé très élevé.

Aussi cet effet, les pouvoirs publics ont ouvert des marchés collectifs aux agriculteurs pour vendre leur bétail, car déjà la frénésie du mouton a débuté et au fur et à mesure du compte à rebours du rituel religieux elle n’a de cesse d’augmenter. Les professionnelles confirmant que le départ du pic de popularité de ce phénomène se situait à vingt jours avant l’Aïd Al-Adha au Maroc.

A cet égard, Omar Ouziad, un militant civil qui suit de près cette situation en milieu rural dans la région de Beni Mellal-Khénifra, a déclaré que « le petit agriculteur ou éleveur est plutôt soulagé par rapport à l’an passé en raison de l’amélioration de la situation épidémiologique, et de l’allégement des mesures restrictives et préventives depuis quelques semaines déjà ».

Dans une déclaration à Hespress, Ouziad affirme que cela va « permettre aux citoyens de se déplacer collectivement entre les villes facilite le processus commercial de l’Aïd Al-Adha, d’autant plus que la plupart des familles se déplacent dans les districts voisins afin d’acquérir des béliers, boucs… ».

Pour Omar Ouziad « l’arrivée de la communauté marocaine résidant dans la diaspora est une bonne nouvelle pour les paysans ruraux, d’autant plus que la plupart des Marocains à l’étranger préfèrent passer la fête religieuse en familles et avec leurs proches, ce qui devrait contribuer à la vente de nombreux moutons ».

De plus, notre interlocuteur n’a nullement occulté, « les pluies bienfaitrices que le Royaume a connues au cours des derniers mois et qui ont énormément contribué à améliorer les conditions d’élevage du bétail d’où le bénéfice du pâturage ». Ouziad a également appelé les pouvoirs publics à « ouvrir les garages devant les kasbahs, contrairement à la saison dernière, car nombre d’agriculteurs et vendeurs de bétail (ovin, caprin voire camelin), se déplacent vers les grandes villes afin d’écouler des bêtes dédiées à ce rituel religieux du sacrifice ».

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