FIFM : Les lauréats de la 20e édition illuminent la scène cinématographique mondiale

Une soirée mémorable s’est inscrite dans les annales de l’histoire du cinéma marocain lors de la 20e édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM), où deux films marocains en compétition officielle ont été primés.

© Mounir Mehimdate

Le premier long-métrage d’Asmae El Moudir, « The Mother of All Lies » (« La Mère de Tous les Mensonges »), a remporté l’Étoile d’Or, créant ainsi un précédent dans l’histoire du festival en recevant le Grand Prix. Visiblement émue, la jeune réalisatrice marocaine a exprimé sa fierté après une décennie de travail acharné sur le projet.

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« J’ai attendu ce moment toute ma vie. Cela fait 10 ans que je travaille sur ce projet. Aujourd’hui, j’en suis fière. Je voudrais remercier le Roi Mohammed VI, qui, tout comme il accorde de l’importance au football, permettant aux Lions de l’Atlas d’atteindre la demi-finale du mondial de Qatar 2022, accorde également une grande importance au cinéma marocain, d’où la récompense de ce soir », a confié la jeune réalisatrice marocaine à chaud.

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Son projet « The Mother of All Lies » avait été présenté à deux reprises aux Ateliers de l’Atlas, remportant le prix du développement en 2019 et le prix de la post-production en 2021. Depuis, le film a été récompensé à plusieurs reprises à travers le monde.

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Le documentaire d’Asmae El Moudir est un mélange de personnages vivants, incarnés par sa grand-mère à la tête de cette pyramide familiale, son père, sa mère et des voisins du quartier où elle vivait autrefois. Il raconte l’histoire sombre du Maroc pendant les émeutes de 1981, communément appelées les « années de plomb ».

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La famille d’Asmae a vécu cette période difficile, marquée par des douleurs profondes, illustrées par sa grand-mère qui a brûlé les images pour tenter d’oublier cette période obscure de l’histoire marocaine.

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Le deuxième film marocain à avoir décroché le prestigieux prix du jury, décerné cette année exceptionnellement à deux films en raison de la qualité du travail réalisé, est « Les Meutes » de Kamal Lazrak. Il a fait le choix risqué « mais qui en valait la peine », selon ses confessions à Hespress Fr, de travailler avec des acteurs non-professionnels. Un choix qui lui a valu d’être récompensé au Festival de Cannes par le Prix du Jury dans la section Un certain regard, et aujourd’hui par le prix du Jury du FIFM.

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« J’ai travaillé avec les enfants du peuple (Wlad Chaâb), et Dieu ne nous a pas déçus. Merci pour ce prix », a confié Kamal Lazrak lors de la cérémonie de remise des prix qui a eu lieu ce samedi soir au majestueux Palais des Congrès de Marrakech.

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Le Palmarès du FIFM

Ainsi, les films « Les Meutes » de Kamal Lazraq (Maroc) et « Bye Bye Tibériade » de Lina Soualem (Palestine) ont remporté ex aequo le Prix du Jury. N’ayant pas pu être présente pour récupérer son prix en raison de funérailles auxquelles elle devait assister, sa maman, l’actrice Palestinienne Hiam Abbass, qui joue dans son film, l’a fait à sa place.

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Le documentaire « Bye Bye Tibériade » raconte l’histoire de Hiam Abbass, la mère de Lina Soualem, qui, au début de la vingtaine, a quitté son village natal palestinien pour poursuivre son rêve de devenir actrice en Europe, laissant derrière elle sa mère, sa grand-mère et ses sept sœurs.

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Trente ans plus tard, sa fille Lina retourne avec elle au village et interroge pour la première fois les choix audacieux de sa mère, son exil choisi et la façon dont les femmes de leur famille ont impacté leurs vies.

Pour sa part, la réalisatrice sénégalaise Ramata-Toulaye Sy, qui n’était pas sûre de gagner le prix en raison de la rude compétition selon ses dires à Hespress Fr, a remporté samedi soir le Prix de la mise en scène pour son film « Banel & Adama ».

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« Je veux dédier ce prix à mon équipe qui a travaillé durement pour la réalisation de ce projet, à ma famille aussi. Je voudrais les remercier. Je veux aussi dédier ce prix à l’Afrique, à nos ancêtres, et notre communauté. N’oubliez pas, on est le futur », a déclaré la réalisatrice franco-sénégalaise.

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Le poignant drame sentimental réalisé par Ramata-Toulaye Sy, « Banel et Adama », narre l’histoire passionnée de Banel (interprété par Khady Mane) et Adama (incarné par Mamadou Diallo), deux amoureux qui n’ont jamais quitté leur village du nord du Sénégal. Cependant, leur amour se heurte aux traditions séculaires de leur communauté. L’équilibre est rompu lorsque Adama refuse d’assumer ses responsabilités de futur chef, déclenchant ainsi la discorde au sein du conseil villageois.

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Enfin, l’actrice Asja Zara Lagumdzija, une jeune adolescente de 16 ans qui se lance pour la première fois dans l’acting, a remporté le Prix d’interprétation féminine pour son rôle dans «Excursion » de Una Gunjak (Bosnie), tandis que l’acteur turc Doga Karakas a décroché le Prix d’interprétation masculine pour son rôle dans « Dormitory » de Nehir Tuna.

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