Etat de santé critique de Raissouni: La FIJ en appelle au Roi Mohammed VI

L’affaire du journaliste Souleimane Raissouni fait couler beaucoup d’encre aux niveaux national et international. En détention préventive depuis plus d’un an, l’ex-rédacteur en chef d’Akhbar Al Yaoum observe, depuis plus de deux mois,  une grève de la faim pour protester contre cette « injustice » ce qui a gravement impacté son état de santé.

Dans une lettre adressée ce 15 juin au Roi du Maroc Mohammed VI, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) demande la libération immédiate du journaliste, dont l’état de santé extrêmement préoccupant nécessite des soins immédiats.

« Au nom de la Fédération internationale des journalistes, première organisation mondiale de la profession, nous demandons la libération immédiate du journaliste Souleimane Raissouni, dont la vie est en danger après 67 jours de grève de la faim« , peut-on lire dans le courrier adressé le 15 juin au Roi Mohammed VI par la FIJ qui représente plus de 600.000 journalistes répartis dans 150 pays.

Tout en rappelant la date de sa détention et sa grève de la faim de plus de deux mois pour protester contre son incarcération et l’iniquité du procès dont il fait l’objet, la Fédération internationale des journalistes souligne que Souleimane Raissouni a perdu près de 40 kilos et se trouve dans un état de faiblesse extrême.

« Souleimane Raissouni, rédacteur en chef du journal Akhbar Al-Yaoum est en détention depuis le 22 mai 2020, et a entamé il y a plus de deux mois maintenant une grève de la faim pour protester contre son incarcération. En isolement depuis plus d’un an, notre confrère a perdu près de 40 kilos et se trouve dans un état de faiblesse extrême pouvant entraîner sa mort. Ce journaliste a droit à un procès équitable et au respect de la dignité de sa personne et nous vous implorons, Votre Majesté, que tout soit mis en œuvre pour qu’il ait la vie sauve« , a exprimé la FIJ dans son courrier envoyé depuis Bruxelles et signé par le secrétaire général de la fédération, Anthony Bellanger.

Il convient de rappeler que le journaliste Souleimane Raissouni est poursuivi sous le chef d’inculpation de «viol avec violence et séquestration ». Toutes les demandes de liberté provisoire sous condition de sa défense, 12 au total, ont été rejetées par la chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca.

Les militants des droits de l’Homme et la famille de Raissouni, mais aussi la famille d’Omar Radi accusé pour une autre affaire de « financements étrangers et atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et de « viol», appellent à leur poursuite en état de liberté, puisqu’ils répondent à l’ensemble des critères pour pouvoir bénéficier de cette mesure. Depuis l’arrestation des deux journalistes, le climat dans le milieu de la presse au Maroc est encore plus tendu que d’habitude et la liberté d’expression reste contrainte par des lignes rouges à ne pas dépasser de peur de subir le même sort.

D’ailleurs, la famille des deux journalistes et les militants des droits de l’homme estiment qu’ils ont été incarcérés pour leur audace et leur plume critique et non pour les crimes qui leur sont référés. Même si crime il y a, les deux journalistes ont le droit de bénéficier d’une libération sous conditions puisqu’ils répondent à l’ensemble des critères, et bénéficier aussi d’un procès équitable.

Etat de santé critique de Raissouni: La FIJ en appelle au Roi Mohammed VI Hespress Français.

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