Don de sang : Les médecins et personnels de santé du privé répondent présent

Afin de parer à d’éventuelles pénuries de sang et de ses éléments, le Conseil Régional de l’Ordre National des médecins (CRONM) de Rabat-Salé-Kénitra a organisé ce mercredi 16 juin au siège du CNOM à Rabat (Conseil national de l’ordre des médecins), une campagne de don de sang en collaboration avec le Centre National de transfusion sanguine. 

Ainsi, cette campagne a ciblé en particulier les cliniques privés, notamment les médecins, infirmiers et personnel médical et paramédical y affiliées qui ont répondu présent à cette campagne d’envergure.

« Suite à l’appel urgent du centre national de transfusion sanguine, qui avait fait état d’une pénurie importante de stock de sang, le CNOM a pris l’initiative d’inviter l’ensemble des confrères et les directeurs des cliniques pour qu’ils participent à cette campagne de don », confie Ahmed Sirbou, Secrétaire général du CRONM Rabat-Salé-Kénitra.

Tout en remerciant tos les confrères et infirmiers donateurs, Sirbou a souligné que cette catégorie « est la mieux placée  pour sentir l’importance du don de sang et l’intérêt d’avoir un stock suffisant« .

L’objectif de cette campagne de don de sang est de recevoir environ 200 donateurs pour cette journée, nous indique-t-il, notant qu’il s’agit d’une opération simple, facile et qui ne peut être que bénéfique pour le corps humain.

Photo Souhail Rmidi

« Le confinement nous a montré l’importance des dons de sang. Pendant le confinement, il n’y avait pas assez de donateurs. Mais juste après l’allègement des restrictions, la vie est revenue presque à la normale, il y a eu un mouvement important de citoyens, ce qui a donné suite à des accidents et autres incidents en plus des opérations chirurgicales programmées et qui ont été reportées pour après le confinement. Donc il y a eu une forte demande en sang. Mais malheureusement, le fossé entre l’offre et la demande est très important…et très inquiétant. C’est à ce moment-là qu’on a constaté cette forte pénurie en sang et la nécessité d’organiser une campagne de don« , conclut notre interlocuteur.

Pour Dr. Belghiti Laila, professeur en gynécologie obstétrique installée dans le secteur privé qui a répondu présente aujourd’hui, « l’importance de cette campagne c’est de sensibiliser et montrer que les médecins sont les premiers à donner l’exemple », notant à cet égard que les médecins sont les premiers à être touchés lorsqu’ils sont face à un patient qui a un besoin urgent (et vital) en sang.

Photo Souhail Rmidi

« On se retrouve impuissant parce qu’on a pas de sang. Lorsqu’on appelle le centre de transfusion sanguine et qui nous dit qu’il n’y en a pas une goûte. J’estime qu’il s’agit là d’un vrai drame« , déplore Pr. Belghiti.

Puis c’est un geste qui reste facile, estime notre interlocutrice. « Il faut juste sensibiliser les citoyens et dire qu’en donnant un peu de notre sang on peut sauver beaucoup de vies humaines, surtout que depuis le déclenchement de la crise sanitaire, l’un des secteurs les plus touchés des dommages du Covid-19, c’est le centre de transfusion sanguine qui a de plus en plus de difficulté à trouver des donateurs et à reconstituer ses stocks« , souligne-t-elle.

« J’encourage tout le monde à faire don de son sang. On peut avoir un frère, un cousin, un fils, un père quelqu’un qui se retrouve en train de mourir +bêtement+ par manque de sang, alors qu’on est nombreux et qu’on doit régulièrement aller approvisionner le centre de transfusion sanguine, car malheureusement il n’y a pas d’autres moyens. C’est un geste citoyen que de donner son sang et sauver énormément de personnes », conclut la spécialiste.

Photo Souhail Rmidi

Don de sang : Les médecins et personnels de santé du privé répondent présent Hespress Français.

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page