Webinaire Institut CDG: L’Afrique, le continent de demain ?

Le second webinaire de l’institut de la CDG de la seconde série on va dire de “Regards sur le Futur“ de l’Institut CDG a été consacré ce coup-ci à l’Afrique sous le thème  » L’Afrique, le continent de demain ? « . Ce webinaire a été l’occasion de mieux cerner les dynamiques à l’œuvre en Afrique et d’appréhender la diversité des défis auxquels doit faire face le continent, ainsi que l’ampleur des mutations en œuvre afin d’y apporter des solutions.

Impacté significativement par le choc de la crise du Covid-19 le continent aux premières estimations connaît un recul du PIB réel de la région et ce, pour la première fois depuis plus de 30 ans (-2,6% en 2020 se lamente le panel. Toutefois, reconnaissent ses éminences, l’activité économique au sein du continent a moins reculé qu’à l’échelle mondiale, où le PIB réel a enregistré une baisse de 4,4%.

Comme à l’accoutumée, le webinaire a réuni un parterre de panelistes de choix. A la modération, coucou qui revoilà, un habitué de « Regards sur le Futur » qui lors de la saison écoulée avait dirigé les débats avec maestria, on nommera Aziz Boucetta le directeur de Panorapost qui n’est plus à présenter.

Madame Marion Scappaticci entrepreneure, fondatrice du studio de conseil, d’incubation et de production Hinterlands, qui a créé également en 2021, Bittik, www.bittik.fr, dédié à la curation, la valorisation et la vente d’artisanat de luxe africain. Elle, s’est projetée vers les perspectives africaines et dira joliment en fin de compte ses souhaits pour l’Afrique de demain « le premier c’est de dire à ce continent d’être conquérant et pas conquis, d’assumer le fait et d’en être très fier, la seconde c’est que l’Afrique doit être accueillante et non pas accueillie et d’accueillir les investisseurs, les talents, les propositions de les revendiquer, de foncer et la troisième chose ne plus utiliser l’adjectif africain pour désigner un champion de l’environnement ou autre parce que cela sera devenu tellement évident ».

Madame Asma Charki est quant à elle Associée exécutive au sein de Mazars au Maroc en charge du “Tax advisory services“, elle est également Expert-Comptable inscrite à l’Ordre des experts-comptables du Maroc, titulaire d’un LL.M en Droit fiscal International du King’s College London. Elle dira dès lors que l’angle économique a été abordée : « Une Afrique avec des capacités transformatives importantes, pourtant avec toute la richesse et le patrimoine naturelle qu’elle possède, ce n’est pas suffisamment transformé donc, l’un des atouts pour les cinq, dix prochaines années c’est une Afrique avec des capacités transformation industrielle, technologique à une forte plus-value ajoutée et des prestations de services plus innovantes principalement quant à la digitalisation et le numérique ». Et de poursuivre, « l’activation de la ZLECAF a permis l’ambition pour les pays africain de maintenir des interactions à travers des corridors d’échanges importants, des créations de valeur ajoutée, d’investissements et un impact direct sur la croissance pour les prochaines années ».

Que dire alors de Alioune Sall spécialiste reconnu de la prospective en Afrique. Né en 1951 au Sénégal, il est Docteur en sociologie et a été coordonnateur régional du projet d’études nationales de perspectives à long terme du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) de 1997 à 2003 à Abidjan. Le verbe facile, et s’exprimant avec éloquence, il a ce pouvoir de convaincre, de persuader et vous emporte de par un art du discours à la découverte d’un ensemble de théories à la cause continentale. Alioune Sall est actuellement le Directeur Exécutif de l’Institut des Futurs Africains, organisme non-gouvernemental, panafricain, spécialisé en formation, recherche et analyses prospectives qu’il a fondé en 2004 et qui est basé à Pretoria, en Afrique du Sud. Il appuie, en tant qu’expert, nombre de programmes de prospective lancés dans différents pays. Une petite réflexion qui en dit long « Si on continue de parler de la transformation culturelle des économies africaines, c’est que précisément elles sont encore très largement rentières. Et qui dit économie rentière dit évidemment qu’une grande partie de la plus-value qui aurait dû être générée par la transformation des matières premières, est perdue. Que l’on exporte des matières premières à l’état brut, non seulement on perd le bénéfice de la plus-value mais on exporte également des emplois qui sont créés ailleurs pour transformer ces matières premières ».  

Pour sa part, Taoufiq Marzouki Zerouali Directeur Général de la société NOVEC groupe CDG depuis 2012, dira, « L’Afrique sera ce que les Africaines et les Africains en feront »

Cet Ingénieur en Agronomie Générale en 1987, Ingénieur Civil de l’Ecole Nationale du Génie Rural des Eaux et des Forêts de Paris en 1989 et aussi Ingénieur d’Etat de l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II la même année, qui en 2011, a obtenu le Mastère Exécutif en Management de l’école des Mines ParisTech, et qui est président du conseil d’administration de la société Ingeplan et administrateur des sociétés : Camerounaise Des Eau, Tanger Med Engineering, Novec Gabon et Novec Mauritanie poursuivra en disant : « Nous pensons qu’à l’ère du digital, des réseaux sociaux de la mondialisation, les populations sont informées et les gouvernements sont conscients des enjeux et de leurs positions économique et sociale. L’Afrique dans dix, quinze, vingt ans sera plus développée mais malheureusement certainement pas à la hauteur des aspirations des populations ».

A juste titre car Taoufiq Marzouki Zerouali dans le cadre de son travail a eu l’occasion de travailler sur le montage et la réalisation de plusieurs projets en Afrique, et a pu visiter plusieurs pays africains : (Maroc, Algérie, Mauritanie, Sénégal, Cote d’Ivoire, Ghana, Nigéria, Congo Brazzaville, Gabon, Rwanda, Tanzanie, Madagascar, Ethiopie, Soudan), c’est dire si son background lui permet en connaissances de cause de telles réflexions.  Sinon pour les habitués de ce genre d’évènements, ils savent où se référer pour plus de détails et de passion. L’adresse n’a pas varié d’un iota, il suffit d’un clic et d’une recherche « Institut CDG » et le webinaire à voir et à revoir apparaitra comme par enchantement.

Webinaire Institut CDG: L’Afrique, le continent de demain ? Hespress Français.

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