Algérie: Quelle crédibilité pour des élections boudées par le peuple?

Le quotidien français Le Monde a consacré un long article, ce lundi, aux élections législatives tenues samedi 12 juin en Algérie, un pays « plongé dans l’incertitude » au lendemain d’un scrutin « boudé » par la population.

Sous l’intitulé « Législatives en Algérie : les urnes une nouvelle fois boudées« , Le Monde souligne que l’annonce officielle d’un taux de participation de 30,2 % a suscité « la perplexité générale » alors que l’affluence n’a pas submergé les bureaux de vote.

“Comment d’ailleurs inventer une affluence, alors que (…), les électeurs se succèdent au compte-gouttes ?”, s’interroge le quotidien qui rappelle qu’en fin de soirée, l’annonce par l’Agence nationale indépendante des élections (ANIE) d’un taux de participation de 30,2 % a suscité la “perplexité générale” alors que le chiffre n’était que de 14,5 % à 16 heures.

Il se demande aussi si le chiffre a doublé dans les toutes dernières heures de la journée électorale dans « un sursaut civique inespéré ».

Ce « faible » taux de participation, comparé à l’élection présidentielle de décembre 2019 (39,93 %) et aux précédentes législatives de 2017 (35,70 %), « ne va pas moins peser sur la crédibilité du futur Parlement et donc sur le scénario officiel de sortie de crise », avance encore le Monde.

Citée par le Quotidien, Zoubida Assoul, dirigeante du parti d’opposition Union pour le changement et le progrès (UCP) qui avait appelé, à l’instar des figures du Hirak, à boycotter le scrutin, s’interroge aussi: « Quelle peut être la légitimité de ce Parlement alors que le peuple a rejeté dans sa majorité écrasante ces élections ? ».

« Non seulement le scrutin ne règle pas la crise, mais il risque au contraire de l’aggraver », estime-t-elle.

Le Monde cite également d’autres formations politiques comme le parti d’opposition Union pour le changement et le progrès (UCP) avait appelé, à l’instar des figures du Hirak, à boycotter le scrutin.

Il relève, en revanche, que d’autres formations ont accepté de « jouer le jeu du scénario institutionnel offert par le régime », à l’instar de Jil Jadid (génération nouvelle), qui estime qu’ « il y avait là une chance à saisir pour sortir de l’impasse dans laquelle l’Algérie est plongée depuis deux ans ».

Algérie: Quelle crédibilité pour des élections boudées par le peuple? Hespress Français.

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