Elections : Hamid Chabat recadré par les Siens

Après une absence de 3 ans, Hamid Chabat a opéré son retour dans le champ politique national. Un retour qu’il a voulu marquant, et ce fut. Toutefois, ce came back et la manière avec laquelle il a été « orchestré », ne fut pas du goût de tout le monde, à commencer par le parti même de Chabat, l’Istiqlal, qui a ni plus ni moins, décidé de geler toutes ses structures dans la ville de Fès, là même où s’activait «l’enfant terrible».

Interrogé à plusieurs reprises sur son retour et ses « projets politiques », Chabat avait à chaque fois botté en touche, affirmant que c’est le parti qui décidera du rôle que doit jouer chacun de ses membres.

Mais s’il est une chose dont il n’a jamais fait mystère, c’est que son objectif pour les échéances électorales de 2021, est de déloger l’actuel maire de Fès, le PJDiste, Driss Azami El Idrissi.

Pour Chabat, la raison était suffisamment bonne pour « ameuter ses anciennes troupes » et se lancer dans une campagne électorale avant terme, via les réseaux sociaux notamment. De son propre chef donc, Chabat est reparti à la (re)conquête de la ville dont il fut le maire, sans en référer aux instances dirigeantes du parti de la Balance.

Y voyant une manière de « leur forcer la main », ces dernières ont vite fait de riposter en procédant à une dissolution de toutes les structures PI dans la préfecture de Fès, et à la mise en place de structures organisationnelles provisoires, sous la supervision du comité exécutif pour gérer le parti localement, y compris dans le cadre de tous les scrutins prévus cette année.

Dans le communiqué ayant sanctionné la réunion de son dernier Comité Exécutif, le PI indique avoir «écouté un rapport détaillé sur la situation organisationnelle des sections du parti à Fès, et pris connaissance des comptes rendus et des informations disponibles sur l’état régressif des affaires du parti dans cette ville au niveau des organisations locales, et sur les tensions et les conflits continuels entre les organes et les bases».

Après l’épuisement des nombreuses tentatives faites par la direction du parti depuis le dix-septième congrès pour la réconciliation et l’apaisement, lesquelles n’ont pas abouti en raison de l’intransigeance des parties concernées, et suite à l’exposé organisationnel donné par le coordinateur régional du parti dans la région de Fès-Meknès et à l’étude de ses répercussions organisationnelles et électorales, et en application des dispositions des statuts du parti, notamment dans les articles 55, 61 et 30, et des dispositions des articles 42 et 60 du Règlement intérieur, a ajouté le patri, «il a été décidé de dissoudre toutes les sections et organisations du parti dans la préfecture de Fès, et d’adopter des procédures d’organisation temporaires sous la supervision du Comité Exécutif ».

Ces mesures, est-il encore expliqué, interviennent «en vue de gérer localement les affaires du parti, y compris la supervision de toutes les étapes afférentes aux élections communales et régionales, et aux Chambres professionnelles, en attendant la restructuration des organisations locales et provinciales conformément aux dispositions légales et en adéquation avec l’engagement de respecter les principes du parti, ses objectifs et ses décisions».

Pour rappel, lors sa première sortie médiatique depuis son retour, Hamid Chabat avait dévoilé en exclusivité à Hespress en février dernier, les détails de son absence, de son retour, mais aussi de ses projets futurs pour les élections et pour son successeur à la tête de la ville de Fès.

Il avait indiqué que son absence, intervenue après sa double destitution de son parti (PI) et de son syndicat (UGTM), «n’était ni une fuite ni un exil volontaire (…), mais juste pour me refaire une santé».
Tout en se disant « fier » d’être une personne controversée, l’ancien secrétaire général du PI a également tenu à réfuter toutes les rumeurs sur « sa fuite en 2017 pour cause de poursuites judiciaires ».

«Je ne suis visé par aucune poursuite judiciaire pour corruption, et ma dernière affaire devant la justice remonte à 1990, et j’ai été acquitté », a-t-il souligné, assurant encore une fois que son absence était due à son état de santé.

«Mon départ était normal, et mon retour l’est tout aussi, même si les deux +événements+ suscitent des interrogations», avait conclu Hamid Chabat.

Elections : Hamid Chabat recadré par les Siens Hespress Français.

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