Algérie, la haine comme mode de gouvernance !

On savait le régime algérien et ses vieux galonnés calcifiés dans leur haine contre le Maroc. On ignorait qu’ils l’avaient élevée en mode de gouvernance.

Ce qui vient de se passer sur la couverture médiatique algérienne de l’exploit marocain à Doha a provoqué un énorme choc, voire un traumatisme dans une région qui espérait un sursaut de ses bonnes consciences pour mettre fin à cette tension grandissante.

Ainsi donc le régime algérien a donné ses directives mûrement réfléchies à ses médias de ne pas parler de ce que le Maroc vient de réaliser… aucune note positive ne doit filtrer des médias officiels algériens sur le Maroc. Telle est la directive politique envoyée depuis le cabinet du président algérien Abdelamajid Tebboune. Rien que cela. Un geste politiquement assumé.

Si cette décision a été prise par un quelconque rédacteur en chef ou même groupe de presse, il aurait à peine provoqué quelques froncements de sourcils. Ces choix éditoriaux auraient certes suscité quelques hauts le cœur, mais jamais le niveau de scandale d’Etat que la relation entre l’Algérie et le Maroc vient de vivre à l’occasion de ce mondial du Qatar.

Car en fin de compte, pour les Marocains comme pour les Algériens, c’est une haine d’Etat qui est à l’œuvre. Le pouvoir algérien invite ses citoyens à nourrir sciemment une détestation particulière à l’égard de leurs voisins marocains. Ce qui est moralement et politiquement condamnable. En tout cas.. inexcusable.

Ce qui est profondément choquant dans la démarche algérienne, c’est qu’à moins de nourrir une lourde débilité politique, le boycott algérien de l’exploit marocain ne change rien à sa magnificence. Il a été spectaculairement célébré comme il se doit dans toutes les enceintes. L’image du Maroc a été brillamment lustrée.

Cette posture algérienne à l’égard du Maroc ne pourrait, à terme, que le servir malgré les mauvaises intentions clairement affichées par ses auteurs. D’abord en mettant l’opinion algérienne, majoritairement et naturellement en soutien du Maroc comme les Marocains l’ont été lorsque l’équipe algérienne réalisait ses exploits africains, à contre courant des événements et des vents de sympathie générale envers le Royaume.

Ensuite, le régime algérien dévoile aux yeux du monde qui observe l’évolution des relations entre Rabat et Alger, son vrai visage de haine que des millions d’euros en campagnes publicitaires, en lobbying auprès des forums internationaux et en activisme dans les réseaux sociaux, ne pourront jamais effacer.

Bien au contraire, en croyant mobiliser son opinion contre le Maroc, le régime algérien se tire en terme de communication politique, deux balles dans les genoux. L’effet boomerang est assuré.

Aux yeux de la communauté internationale, européenne, africaine, arabe et américaine, ce régime est tellement rouillé dans sa haine contre son voisin marocain qu’il a été capable d’organiser officiellement une incitation à la haine en violation de toutes les règles les plus élémentaires de la diplomatie internationale.

Avec ce triste événement qui a plongé Marocains et Algériens dans la plus grande consternation et qui a été accueilli avec incrédulité ailleurs, le régime algérien montre, si encore besoin était, que pour lui, la seule voie envisageable pour le présent et le futur de cette région, est l’escalade de la haine. Sa récente propagande autour du sommet arabe sur la nécessité de réunir les rangs arabes, que personne ne prenait déjà pas au sérieux, vient d’être honteusement invalidée.

D’ailleurs, pour la majorité des Algériens qui ont eu à commenter cette politique de leur gouvernement, qu’ils fassent partie de l’opposition ou non, le sentiment qui domine est justement celui de la honte.

La honte de croire qu’une telle action puisse changer quoi que ce soit dans dans le cours des évènements dans un monde hyper connecté, la honte de montrer qu’aux tréfonds de l’Etat algérien, le seul moteur qui fonctionne est bien celui de la haine contre le Maroc, la honte de constater que ce régime n’a d’autres ambitions pour la région que d’allumer les feux de la discorde et du chaos.

Pour tout ceux qui avaient encore un doute sur la vocation, voire la pulsion pyromane du régime algérien, la preuve vient d’être donnée que les maîtres d’Alger, n’ont d’autres desseins pour l’avenir des peuples de la région que la tension et la rupture.

Algérie, la haine comme mode de gouvernance ! Hespress Français.

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