Giorgia Meloni, figure de l’extrême droite d’Italie et défenderesse du séparatisme

Giorgia Meloni cheffe de file de l’extrême droite en Italie est sortie très renforcée des élections du 25 septembre tant et si bien, à en devenir la première femme susceptible d’accéder à la présidence du conseil d’Italie. L’ultraconservatrice romaine, a milité très jeune dans les mouvements de l’extrême droite italienne et est fervente admiratrice des séparatistes de Brahim Ghali & Co.

Dans une récente  publication de son livre elle en fait, d’ailleurs, les louanges. Mais c’est très jeune qu’elle en tomba amoureuse puisqu’avec des Intergroupes parlementaires elle avait dès 2013 signé des textes et autres documents contre le Royaume.

Elle a aussi visité par deux fois les camps des séquestrés de Tindouf et avait défendu le référendum que prônait naguère le polisario qu’elle soutenait gaillardement. Giorgia Meloni, est née en 1977, et a milité dans sa jeunesse dans le parti néofasciste de Gianfranco Fini, le Mouvement social italien (MSI), avant de  créer en 2012 celui qu’elle dirige aujourd’hui, “Fratelli d’Italia“ (Frères d’Italie), elle a pris le symbole de la flamme fasciste.

Elle s’est affranchie de la tutelle de Gianfranco Fini et de Sylvio Berlusconi, ses pères politiques. C’est donc, ô comble d’ironie avec Berlusconi, qu’elle va devoir gouverner, mais également avec un autre allié de droite, Matteo Salvini. Elle promet baisses d’impôt, blocage des migrants traversant la Méditerranée, ainsi qu’une politique familiale ambitieuse pour relancer la natalité dans un pays vieillissant.

En économie, elle est très libérale, comme Berlusconi dont elle fut, au demeurant ministre de la Jeunesse. Giorgia Meloni qui a pour valeurs « Dieu, la famille et la patrie », indique que son programme est la lutte contre « l’islamisation », l’immigration illégale et qu’il est voué à l’euroscepticisme, « défense de la patrie ». Elle est opposée au mariage et à l’adoption pour les couples LGBT…

Cependant, elle campe sur des positions très atlantistes (OTAN), pro-Ukraine, anti-Poutine. Sur le plan migratoire, elle soutient l’idée, pratiquement impossible à mettre en place un « blocus naval ». Un thème s’ajoute à l’insécurité, l’Italie est en dénatalité selon elle. Aussi pour combattre, les migrants qui  représentent une menace pour un peuple qui se voit encore comme blanc. Meloni accuse la gauche de vouloir pallier la pénurie de main-d’œuvre en se servant des flux migratoires. Aussi la gaillarde incite les Italiens à procréer davantage.

Le mot gaillarde sied vaillamment à son attitude car quoique fière d’être une femme elle est pour le patriarcat. Reprochant en cela aux féministes de présenter les femmes comme des victimes épousant la thèse de la droite que le chaos actuel serait dû au déclin de l’ordre et de l’autorité des pères, contrairement à Marine Le Pen, à titre d’exemple. En effet, Georgia Meloni a grandi sans père ses parents s’étant séparés alors qu’elle était enfant.

L’Europe petit-à-petit se radicalise aux extrêmes et ceux de la droite l’emportent aisément sur le Vieux continent. Plus, les idées d’extrême droite ne peuvent plus être incarnées ou véhiculées au masculin et sont de plus en plus prisées par l’autre genre.

Giorgia Meloni, figure de l’extrême droite d’Italie et défenderesse du séparatisme Hespress Français.

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