Sahara: Un eurodéputé espagnol indigné par l' »intoxication malveillante » du polisario

L’eurodéputé socialiste Juan Fernando López Aguilar, a dénoncé avec « indignation » les mensonges et accusations fallacieuses du polisario pour tenter de discréditer et empêcher la tenue de la première conférence pour la paix et la sécurité au Sahara, organisée par le Mouvement sahraoui pour la paix (MSP), à Las Palmas.

« Je veux dire au front polisario que j’ai vu avec indignation certaines accusations portées par la politique canarienne disqualifiant cette conversation et ceux qui y participent », a affirmé López Aguilar, en qualifiant ces allégations de « fake news » et « d’intoxication malveillante ».

Dès que l’annonce de l’organisation de cette conférence réunissant des Sahraouis en dehors des camps de Tindouf par le MSP, un parti nouvellement créé et dissident du polisario, la milice séparatiste soutenue par Alger a lancé une campagne médiatique visant à compromettre cette première initiative exposant la situation et explorant les possibilités offertes pour sortir les populations sahraouies du lavage de cerveau qu’ils subissent depuis 50 ans.

« On a dit que c’était un agent payé par je ne sais qui et des lobbyistes du Maroc. Je trouve cela tout simplement intolérable », a déclaré le politicien espagnol.

« Tout ce qui vous remplit la bouche de déclarations retentissantes, ne produisent aucun résultat dans la réalité et n’améliorent en rien la réalité de ces personnes qui vivent dans les tentes à Tindouf et ça c’est une intoxication », a-t-il ajouté en faisant référence au polisario.

Le président de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen, a rappelé que le dossier du Sahara est « un conflit qui dure depuis longtemps, cinquante ans maintenant », et qu’aujourd’hui, il faut qu’il y ait « une solution mutuellement acceptée, le produit d’une négociation ».

Concernant le changement de position de l’Espagne sur le dossier, il a affirmé qu’il était parfaitement « compatible » avec le droit international. « Le gouvernement espagnol ne transforme pas la réalité en évaluant la proposition d’autonomie », a-t-il indiqué.

Il a souligné que « la seule chose qui puisse être faite, c’est que la communauté internationale encourage le dialogue et l’accord entre les parties » et a martelé que ceux qui assurent que l’Espagne est toujours la puissance administrant au Sahara sont dans le faux. « L’Espagne a quitté le territoire il y a 48 ans. » « Vous ne pouvez pas tromper les gens », a-t-il déclaré sans mentionner l’Algérie et le polisario.

De son côté, l’ancien Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, a rappelé que le gouvernement espagnol avait déjà exprimé en 2007 une position favorable à la proposition marocaine, soutenue également par plusieurs puissances internationales.

« La politique est une question de coexistence, il s’agit de parvenir à un accord. La coexistence est possible » a-t-il dit, notant que le plan marocain d’autonomie a été salué par les Nations Unies comme étant « sérieux et crédible » pour résoudre le différend.

Soulignant que la voie du compromis et de la compréhension sont la voie à prendre, l’ancien dirigeant a estimé que « les cartes politiques de l’histoire sont changeantes et difficiles, encore plus celles qui résultent des processus post-coloniaux . Il est bien connu que la compréhension est la solution ».

« Nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à une ère de conflits très graves dans l’ordre géopolitique », a-t-il poursuit, appréciant la tenue de cette conférence en ajoutant qu’il est « essentiel » qu’il y ait des initiatives pour la paix.

Selon lui, la solution au problème doit être envisagée dans le cadre de la coexistence, et il a soutenu que les meilleurs accords politiques de l’histoire ont été le résultat d’un renoncement et d’une reconnaissance partagés, et non du refus de l’autre.

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