Domaine public : Asmaa Aghlalou s’accroche au paiement par les propriétaires de cafés et restaurants des redevances

La Maire de Rabat, Asmaa Aghlalou, s’empresse de contenir la colère des propriétaires de cafés et restaurants, après l’approbation par le Conseil communal qu’elle préside, d’une résolution fixant des redevances collectives pour l’exploitation du domaine public.

Après l’indignation soulevée par de nombreux propriétaires de cafés et restaurants qui se sont plaints de la décision de la Commune, la maire de la capitale, Rabat, Asmaa Aghlalou, s’est réunie, hier, avec certains professionnels dans le but d’absorber leur colère, d’autant plus qu’ils menaçaient de ne pas payer les taxes qui leur coûteraient des millions de centimes.

Selon des sources de Hespress, la réunion, qui a eu lieu jeudi à Rabat avec 8 propriétaires de cafés et restaurants, n’a pas abouti à la résolution de cette crise. La Maire s’est tout de même efforcée de rappeler aux professionnels concernés les dispositions de la loi 57.19 relative au régime des biens immobiliers des collectivités territoriales, d’après les mêmes sources.

À cet égard, Noureddine El Harraq, Président de l’Association Nationale des Propriétaires de Cafés et Restaurants au Maroc, a confirmé n’avoir eu connaissance d’aucune rencontre avec les professionnels, à l’exception de celle qui se tiendra mardi prochain, suite au dépôt d’une correspondance au conseil communal, à la Wilaya de la région RSK ainsi qu’à la chambre de l’industrie, du commerce et des services.

Dans sa déclaration à Hespress, El Harrak a exprimé le refus des professionnels de voir la Maire tenir des réunions de cette manière, sans communiquer avec les organes encadrant les professionnels.

« Nous espérons que la maire n’aura plus recours à un tel comportement. Elle sait avec certitude qu’il existe un bureau régional représentant la plupart des professionnels du secteur », a-t-il soulevé notant que « ce comportement sera rejeté par toute institution, tout comme nous rejetterons le comportement de tous ceux qui cherchent à résoudre leurs problèmes personnels sans résoudre les problèmes des professionnels dans leur ensemble ».

Et d’ajouter : « l’association fonctionne de manière institutionnelle, et nous avons nos dispositifs, ce qui nous a amenés, en tant que bureau national, à demande, hier, la tenue d’une réunion urgente, avec laquelle la maire a interagi aujourd’hui. Nous avons reçu une convocation pour assister à cette réunion mardi, à parti de 16h ».

Selon un communiqué du conseil communal, la maire a tenu une réunion avec les propriétaires des cafés de Mahaj Ryad et Boulevard Annakhil, et ce, lors d’une deuxième réunion tenue après celle qui est eu lieu avec les professionnels concernés plus tôt cette semaine.

Le maire a affirmé, selon la même source, que le Conseil insiste sur l’application de la loi, en particulier l’article 27 de la loi 57.19 relative au régime des biens immobiliers des collectivités territoriales, selon laquelle toute personne qui occupe le domaine public sans l’obtention de la licence prévue, selon le cas, à l’article 15 ou à l’article 16 de la présente loi, est un prétexte pour cesser immédiatement l’occupation précitée, et ce, sans préjudice des suites judiciaires.

La même source a souligné que les propriétaires de cafés et de restaurants de Mahaj Ryad et Boulevard Annakhil ont blâmé les conseils précédents, « qui ne leur ont pas écrit pour régler leur situation » confirmant « l’inexistence de problème avec le conseil actuel qui applique la loi, d’autant plus qu’ils sont dans une situation illégale ».

De son côté, la maire a souligné que « compte tenu de la pandémie du Covid-19, qui a économiquement affecté les propriétaires de cafés et restaurants, la nouvelle décision fiscale ne sera appliquée qu’en octobre 2022 ».

« La décision que j’ai prise exige que les propriétaires de cafés et restaurants de Mahaj Riyad, de payer les arriérés liés à partir de l’année 2020, et les quatre dernières années concernant les propriétaires de cafés et restaurants de Boulevard Annakhil, et ce, en se basant sur les décisions fiscales antérieures », a déclaré la maire.

Il convient de rappeler que propriétaires de cafés et restaurants de Rabat avaient condamné la décision fiscale émanant du conseil communal, surtout qu’elle fixait des montants financiers allant jusqu’à 525 dirhams le mètre au niveau de l’Agdal et de Souissi.

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