Culture de l’olive: La récolte de cet automne menacée

La culture d’olive au Maroc est fortement menacée pour les récoltes prévues cet automne. Après un hiver presque sans précipitations, et le contexte de sécheresse accrue dans le royaume, la filière oléicole est en phase de vivre une crise importante surtout dans les régions les plus pauvres en eau. 

Première espèce fruitière cultivée au Maroc, l’olive va connaitre des jours difficiles en 2022 à cause du contexte climatique exceptionnel qui frappe le pays depuis déjà plusieurs mois.

Pluies faibles cet hiver, canicule, sécheresse, faible niveau des barrages, le tout accentué par des feux de forêts qui ont détruit des milliers d’hectares, l’agriculture marocaine va souffrir cette année après une campagne agricole exceptionnelle en 2021.

Et si l’olivier est connu pour être un arbre très résistant au changements de climat, notamment les fortes chaleurs et le manque d’eau, cette année, la conjonction de plusieurs problèmes liés au climat font que la culture de ce fruit ne va pas être satisfaisante.

L’olivier en général a besoin d’environ 3.000 m3 d’eau par hectare et par an, mais cet hiver, les précipitations ont gravement fait défaut pour les parcelles qui n’utilisent pas les eaux souterraines.

Selon les prévisions, toutes les régions oléicoles du Maroc vont subir une baisse très importante de production à cause des phénomènes de chaleur et de raréfaction de l’eau. Ce problème sera ressenti également dans les pays producteurs du pourtour méditerranéen.

La production cette année est estimée à environ 1,9 million de tonnes et celle de l’huile d’olives à 200 000 tonnes, après une baisse de production très importante dans toutes les régions à part l’Oriental qui a été épargné.

Hors grands propriétaires terrains, les agriculteurs, dans plusieurs régions, et spécialement à Fès-Meknès, qui cultivent encore les variétés marocains d’olives sont ceux qui souffrent le plus de la sécheresse et l’amoindrissement des eaux souterraines.

Les variétés marocaines sont déjà celles qui ont un plus faible rendement par rapport aux variétés européennes cultivées localement.

Les agriculteurs redoutent ce début d’automne, période à laquelle l’olive sera cultivée. Ils s’attendent déjà à un taux d’acidité élevé revenant à la chaleur excessive enregistrées cet été.

Culture de l’olive: La récolte de cet automne menacée Hespress Français.

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