Triche au concours d’accès en médecine : La version du ministre Miraoui

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Abdellatif Miraoui, a minimisé les cas de triche recensés aux concours d’accès aux facultés de médecine au Maroc, notant qu’il attend toujours les données détaillées à ce sujet.

Dans une déclaration à Hespress, Abdellatif Miraoui, ministre de l’Enseignement supérieur, a souligné que le nombre de cas de triche enregistré lors du concours de médecine, organisé le 27 juillet, ne dépasse pas les dix cas. Il a aussi précisé que son département est a actuellement en train de travailler sur ces cas en coordination avec les autorités sécuritaire, soulignant que les personnes concernées et leurs téléphones ont été identifiés grâce aux technologies modernes.

Le responsable gouvernemental a noté que l’affaire « est bien moindre que ce que les gens imaginent sur les réseaux sociaux ». Miraoui a également estimé que ce qui se passe lui démontre clairement « la conviction de la nécessité d’aborder la question morale au sein de la société et d’élever le niveau d’invocation de l’intérêt public ».

Mais le malheur selon le ministre est que cela « est devenu une profession pour de nombreuses personnes qui forment maintenant des bandes organisées spécialisées dans la triche », soulignant la volonté de son département de mettre fin à ses pratiques de manière définitive. Cela dit, Miraoui s’est tout de même félicité du bon déroulement du concours, auquel ont pris part quelque 65.000 candidats, avec quelques cas isolés de triche.

Ainsi, les efforts du ministère pour faire cesser ces comportements viennent dans le but d’assurer l’égalité des chances à tous les étudiants, nous confie le ministre de l’Enseignement supérieur, notant que le phénomène est devenu mondial et est constaté par diverses universités à travers le monde.

Suite à l’éclatement sur les réseaux sociaux de l’affaire de triche dans le concours d’accès aux facultés de médecine, la Coordination nationale des étudiants en médecine au Maroc (CNEM) a saisi il y a deux jours le ministre de l’Enseignement supérieur via une correspondance dont Hespress Fr détient copie, dénonçant ses « manoeuvres » qui « mettent à mal le principe d’égalité des chances et nuisent à la réputation de la faculté de médecine» censée accueillir l’élite du pays.

D’après la CNEM, les conditions du passage du concours d’accès en médecine organisé fin juillet ont été marquées par « la baisse du seuil de sélection, à l’instar des deux dernières années, en parallèle avec la hausse importante des nouvelles arrivées, ce qui a exigé du secteur la mobilisation de moyens logistiques et humains plus que d’habitude ».

Dans ce sens, la CNEM a proposé au ministre d’ouvrir une enquête en urgence pour s’assurer de la véracité des publications partagées sur les RS et les allégations de triche dans le concours d’accès en médecine, tout en assumant ses responsabilités si ces allégations s’avèrent véridiques.

La coordination a également demandé au ministre d’appliquer toutes les procédures juridiques et administratives pour poursuivre les personnes concernées par cette affaire, appelant aussi à tenir comme responsable les auteurs de ces actes, voire même réorganiser le concours s’il le faut.

In fine, la CNEM appelle le ministre à revoir les conditions et les modalités d’accès aux facultés de médecine à partir de l’année prochaine, en garantissant le principe d’équité et d’égalité des chances, et adopter une démarche de qualité avant la quantité, afin de garantir une formation qui répond aux besoins de la société marocaine.

Triche au concours d’accès en médecine : La version du ministre Miraoui Hespress Français.

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