L’UE inquiète des résultats du référendum constitutionnel controversé

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a indiqué que l’Union européenne avait pris note de résultats provisoires du référendum constitutionnel controversé en Tunisie qui a eu lieu 25 juillet. La diplomatie européenne rappelle à la Tunisie, en ce sens, les fondamentaux de la démocratie en ce moment « crucial ».

Le Haut Représentant au nom de l’Union Européenne n’a pas manqué de souligner que ce référendum a été marqué par une « faible participation », en dépit du fait que ça soit le « oui » qui l’ait emporté dans le pays.

Plusieurs forces politiques tunisiennes ont boycotté ce référendum sur une nouvelle Constitution qui renforce les pouvoirs du président. Elles ont aussitôt rejeté les résultats.

La présidente du Parti destourien libre (PDL) Abir Moussi, par exemple, a assuré lors d’une conférence de presse tenue jeudi que son parti ne reconnait pas le référendum et a estimé que le président Kais Saied a violé les lois et le silence électoral.

« La nouvelle constitution en Tunisie est préoccupante. Je trouve notable le faible taux de participation au référendum. Les freins et contrepoids sont essentiels pour la démocratie. La Tunisie fait face à de nombreux défis ; l’unité et le dialogue sont le moyen de les surmonter. L’Allemagne & l’Union européenne continueront à soutenir les Tunisiens », a indiqué pour sa part, Tobias Tunkel, le directeur du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord au ministère allemand des Affaires étrangères.

« Un large consensus parmi les différentes forces politiques, y compris les partis politiques et la société civile, est essentiel pour la réussite d’un processus qui préserve les acquis démocratiques et nécessaire pour toutes les réformes politiques et économiques importantes qu’entreprendra la Tunisie », a indiqué Borrell, affirmant que « la légitimité et la durabilité » des réformes en dépendront.

« L’Union européenne continuera à suivre de près les développements et restera aux côtés du peuple tunisien et à l’écoute de ses besoins en ce moment crucial pour le pays », et réaffirme sa disponibilité et sa volonté à apporter son soutien politique pour mener à bien une transition démocratique en Tunisie, indique le haut responsable européen.

Et de souligner les « les défis socio-économiques et financiers majeurs auxquels la Tunisie est confrontée » et qui « nécessitent des réformes structurelles urgentes ».

Concernant la légitimité du futur parlement tunisien, l’Union européenne a estimé que le dialogue avec toutes les forces politiques et sociales du pays, dans le cadre d’un dialogue national, sera décisif en amont des élections législatives annoncées pour décembre.

« Ainsi que l’ont rappelé à plusieurs reprises l’Union européenne et la Commission de Venise, ce dialogue constituera une condition importante pour fixer un cadre législatif assurant la légitimité et la représentativité du futur Parlement. L’élection du parlement formera la pierre angulaire du retour du pays à un fonctionnement régulier des institutions », est-il noté.

Et de souligner qu’il sera nécessaire de respecter pleinement les « principes démocratiques, en particulier la séparation des pouvoirs, la consolidation de l’Etat de droit, le pluralisme ainsi que le respect des droits humains et des libertés fondamentales ».

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