Stress hydrique : La commune de Casablanca oblige les sociétés de gestion des déchets à utiliser l’eau des sources

Le stress hydrique au Maroc est aujourd’hui l’une des préoccupations majeures du pays. Barrage épuisé, sécheresse et changement climatique, le Maroc s’est vu dans l’obligation de prendre des mesures urgentes et concrètes et revoir sa politique de gestion de ses ressources hydriques afin d’éviter une éventuelle catastrophe.

À Casablanca, la commune a plus au moins réagi au manque d’eau que connait la ville. Elle a ainsi obligé les deux sociétés de gestion déléguée de la propreté urbaine et de la gestion des déchets ménagers et assimilés, Averda et Derichbourg, à nettoyer leurs camions et conteneurs, ainsi que les rues avec l’eau des sources.

Ainsi, des sources de Hespress ont confirmé que les deux sociétés en question avaient commencé à utiliser les sources d’eau, afin d’éviter une consommation importante d’eau potable, suite aux mises en garde du ministère de l’Intérieur pour rationaliser l’utilisation de cette substance vitale.

L’une de ses sociétés de propreté urbaine est d’ailleurs devenue dépendante de l’eau de l’une des sources situées à Ain Diab, tandis que l’autre utilise l’eau extraite d’une source à Sidi Bernoussi.

À cet égard, Moulay Ahmed Afilal, adjoint de la maire de Casablanca, Nabila Rmili, en charge du secteur de l’hygiène, a expliqué que « la commune, dans le cadre de la rationalisation de l’usage de l’eau, et en interaction avec la récente circulaire du ministère de l’Intérieur, a imposé aux sociétés déléguées de ne pas utiliser l’eau potable pour laver et nettoyer leurs véhicules ».

Dans une déclaration à Hespress, l’adjoint de la maire a rappelé que « la ville de Casablanca dispose de plusieurs sources d’eau, réparties au niveau des différents arrondissements et qui ont commencé à être exploitées, notamment les sources de Sidi Bernoussi et Ain Diab, ce qui permettrait de réduire l’utilisation d’eau potable dans de telles opérations », et pourquoi pas dans l’arrosage des espaces verts.

Toujours selon l’adjoint de la maire chargé de la gestion du secteur de l’hygiène et des espaces verts, le conseil de la ville de Casablanca travaille sur une étude en vue d’exploiter les différentes sources d’eau disponible pour remédier à la pénurie d’eau, malgré le fait que beaucoup d’entre elles sont enfouies, tandis que d’autres vont directement dans la mer sans qu’on puisse en profiter, a-t-il noté.

De même, le responsable a souligné que le Conseil de la ville de Casablanca travaille en coordination avec les autorités compétentes pour creuser certains puits en province afin de les utiliser pour l’arrosage des espaces verts au lieu d’utiliser l’eau potable, dans le cadre de la rationalisation de l’utilisation de cette substance.

Il convient de rappeler que la commune de Casablanca avait démenti dans une mise eu point, les informations qui ont circulé sur les réseaux sociaux au sujet de la tenue d’une réunion le lundi 25 juillet sur les mesures à entreprendre pour faire face au stress hydrique, notamment la question de la coupure de l’eau potable de 23 h à 8 h du matin et le gel des activités de certains métiers qui dépendent essentiellement de l’eau.

La commune qui a démenti ses informations « dénuées de tout fondement » selon elle, a rappelé à la population casablancaise dans une mise au point que, « face à la situation hydrique très critique caractérisée par des taux de remplissage des barrages très faibles au niveau de la majorité des bassins hydrauliques du Maroc, il est impératif de lutter contre le gaspillage de l’eau, et de s’abstenir de toute forme de gaspillage afin de préserver les ressources hydriques et d’assurer une distribution équitable de cette denrée vitale ».

La même source a de même indiqué que les services de la ville de Casablanca travaillent en étroite collaboration, depuis plus de 3 mois, avec la Wilaya de la région de Casablanca, la Lydec, le bassin hydraulique et les services extérieurs pour mettre en place une stratégie en matière d’utilisation rationnelle des ressources hydriques qui sera bientôt publiée officiellement.

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