Les technologies spatiales, des outils incontournables pour résorber les problématiques de développement

Les technologies spatiales constituent désormais des outils incontournables pour résorber une pluralité de problématiques de développement, a souligné, jeudi à Rabat, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Abdellatif Miraoui.

Le ministre, qui présidait la 10ème Réunion Ordinaire du Conseil d’Administration du Centre Régional Africain des Sciences et Technologies de l’Espace en Langue Française (CRASTE-LF), a affirmé que le Maroc est pleinement conscient de l’importance de ces technologies et de l’opportunité de leur mobilisation à des fins de développement, citant à ce titre la création du Centre Royal de Télédétection Spatiale en 1989 et le lancement de 2 satellites d’observation de la terre (Mohammed VI-A et Mohammed VI-B) qui garantissent l’accès autonome à l’information spatiale grâce à des images précises obtenues chaque 3 jours avec une résolution spatiale de 50 cm.

Et d’ajouter que le Maroc œuvre activement en faveur de la promotion de la coopération dans le domaine des sciences et technologies de l’espace, avec un intérêt particulier pour les pays partenaires de notre continent, conformément à la Vision éclairée du Roi Mohammed VI, axée sur la coopération Sud-Sud, qui est sans conteste un levier d’accélération du développement du continent africain.

Le ministre a fait savoir que les actions menées par le Maroc pour soutenir les activités du CRASTE-LF s’inscrivent dans cette optique à travers la mise en place d’un master en Sciences et Technologies de l’espace, accrédité avec les établissements universitaires marocains, en l’occurrence la Faculté des Sciences, l’Université Mohammed V de Rabat et l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II et l’appui aux cycles de formation de courte durée dispensée par le CRASTE-LF, aux ateliers techniques restreints aux experts, des conférences et des séminaires ouverts.

De son côté, le directeur du CRASTE-LF, Anas Omran a fait savoir que le centre, créé en 1998, s’assigne pour objectif de renforcer les capacités des pays membres dans le domaine des sciences et technologies spatiales, ajoutant que le centre organise des formations, que ce soit au Maroc ou dans les États membres, dans le domaine spatial.

Le besoin en sciences et technologies spatiales est devenu plus urgent que jamais, a-t-il relevé, soulignant que les technologies associées au domaine spatial sont présentes dans de nombreux services tels que les communications et l’agriculture, entre autres.

Il a fait observer, par ailleurs, que les pays du Sud ont le plus besoin de ces technologies, surtout qu’elles sont gratuites, assurant que le centre vise à former les jeunes dans le domaine des technologies liées à l’espace ainsi qu’à la recherche de nouveaux marchés.

Au cours de cette session, deux accords ont été signés, le premier entre le CRASTE-LF et l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI), portant sur les modalités d’appui du Maroc aux États membres du Centre dans le domaine des sciences et technologies spatiales. Quant au deuxième accord, il a été conclu entre le CRASTE-LF et la Direction générale de la météorologie (DGM), visant à organiser plusieurs stages de formation au profit des stagiaires des pays membres du Centre.

Ont été présents à la réunion du conseil d’administration du CRASTE-LF, relevant de l’ONU, des représentants des États africains membres du Centre et la représentante du bureau des affaires spatiales de l’ONU.

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