Affaire Brahim Saadoun : Le père appelle le gouvernement à intervenir et se confie sur les croyances religieuses de son fils

Le jeune marocain, Brahim Saadoun, âgé de 21 ans, a été condamné à mort le 9 juin, en compagnie de deux Britanniques, par la Cour suprême de ladite « République du Donetsk », et ce pour « avoir participé aux combats en Ukraine comme mercenaires ». 

Son père, Taher Saadoun, a tenu une conférence de presse ce lundi 27 juin pour lever le voile sur l’affaire dans laquelle est impliqué son fils, qui n’était qu’un simple étudiant marocain à la Faculté des technologies aérodynamiques et spatiales de l’Institut polytechnique de Kiev (KPI), avant de rejoindre, après le déclenchement de la guerre en Ukraine, le Corps des Marines d’Ukraine dans le cadre d’un contrat, selon la presse russe.

Ainsi, et lors de cette conférence de presse, Taher Saadoun a révélé qu’après l’arrestation de son fils par l’armée russe, sa femme a saisi l’ambassade de Russie à Rabat.

Taher Saadoun a indiqué que l’Ambassade de la Fédération de Russie au Maroc « a fourni un ensemble d’informations ainsi que les grandes lignes sur le dossier » de son fils.

À cet égard, il a appelé le gouvernement marocain à intervenir « pour sauver son fils », notant que le Maroc a bougé une montagne pour sauver l’enfant Rayan il y a des mois.

Photo Mounir Mehimdate

S’agissant des dernières déclarations de Brahim Saadoun au sujet de sa religion, et comme quoi il n’était plus musulman, son père, Taher a expliqué que son fils est détenu dans une région séparatiste pro-russe, et qu’il « a renié sa conversion à l’islam et affirmé qu’il était un trans-religieux de peur d’être accusé d’être fidèle à l’État islamique ».

Sur ce même point, Taher Saadoun a rappelé dans sa déclaration face à la presse, que son fils a déclaré qu’il croyait en toutes les religions « de peur que ses propos ne soient traduits en langues étrangères et mal interprétées, pour finalement être accusé d’allégeance à l’État islamique et aux groupes terroristes islamiques ».

Photo Mounir Mehimdate

Il a, en outre, fait observer, que certaines des images partagées sur les réseaux sociaux qui tentent de dépeindre son fils comme étant un partisan du  » *sionisme » et appartenant à des groupes « adorateurs de Satan » sont fabriquées, avant de préciser que le compte de son fils sur Facebook a été « piraté » immédiatement après son arrestation.

Affaire Brahim Saadoun : Le père appelle le gouvernement à intervenir et se confie sur les croyances religieuses de son fils Hespress Français.

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page