Ukraine: Les négociations avec Moscou encore loin, Berlin et Pékin entrent en ligne

Le chancelier allemand Olaf Scholz a appelé mercredi à mettre sur pied « un plan Marshall » pour l’Ukraine, estimant que la reconstruction du pays coûtera des « milliards » et concernera « plusieurs générations », en estimant qu’il est encore trop tôt pour parler de négociations de paix avec la Russie, accusant au passage, le président russe, Vladimir Poutine, d’être le responsable. Pour sa part, le dirigeant chinois, Xi Jinping, a livré un tout autre discours.

« Comme l’Europe dévastée par la Deuxième Guerre mondiale, l’Ukraine a aujourd’hui besoin d’un plan Marshall pour sa reconstruction », a déclaré le dirigeant lors d’un discours devant les députés du Bundestag avant les sommets européen, du G7 et de l’Otan.

« Nous aurons besoin de plusieurs milliards d’euros et de dollars supplémentaires et ce pendant des années », a-t-il souligné alors que la question de l’aide financière à Kiev sera au cœur des discussions des alliés durant ces réunions.

« La vérité, c’est que nous sommes encore loin de négociations entre l’Ukraine et la Russie parce que Poutine croit encore en la possibilité de pouvoir dicter la paix », a-t-il jugé, avant les sommets européen, du G7 et de l’Otan.

Il a en conséquence invité les Occidentaux à « maintenir fermement le cap » du soutien à Kiev à travers les sanctions, l’assistance financière et « des livraisons d’armes ».

M. Scholz s’était rendu la semaine dernière avec les dirigeants français Emmanuel Macron et italien Mario Draghi en Ukraine où ils ont apporté leur soutien au président ukrainien Volodymyr Zelensky et se sont rendus dans la ville martyre d’Irpin.

« On le voit très clairement dans les ruines des maisons d’Irpin. L’ampleur des destructions est énorme. Certaines choses m’ont rappelé les images des villes allemandes après la Seconde Guerre mondiale », a-t-il expliqué.

De son côté, le président chinois Xi Jinping a fustigé mercredi « l’élargissement des alliances militaires », responsable selon lui de la crise en Ukraine, des propos tenus avant une réunion des Brics.

Pékin accueille jeudi le sommet virtuel des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), groupe influent d’économies émergentes qui représentent plus de 40% de la population mondiale et près d’un quart du PIB de la planète.

« L’humanité a connu les ravages de deux guerres mondiales et le sombre brouillard de la confrontation de la guerre froide », a déclaré Xi Jinping lors d’un discours en ligne en marge du sommet, selon l’agence de presse officielle Chine nouvelle.

« Cette histoire douloureuse montre que la confrontation entre blocs hégémoniques (…) n’apportera pas la paix et la sécurité, mais seulement la guerre et les conflits », a-t-il souligné.

« La crise en Ukraine est un autre signal d’alarme pour le monde: la foi aveugle dans la position de force, l’élargissement des alliances militaires et la recherche de sa propre sécurité au détriment de la sécurité des autres pays débouchent immanquablement sur une impasse sécuritaire ».

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