L’Andalousie s’accointe avec le Parti Popular au grand dam de Sanchez

Un fief historique du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de Pedro Sanchez, l’Andalousie, est tombé dimanche et pour la première fois à la majorité absolue aux mains du Parti populaire (PP) dont le candidat Juan Manuel Moreno préside la région depuis 2018.

En effet, lors de ces élections régionales, le PP a obtenu 58 sièges sur les 109 possibles, doublant ainsi son score d’il y a quatre ans. Ce jalon constitue un évènement majeur dans un région dominée par le PSOE, parti qui dirige le gouvernement central espagnol. Cette élection est perçue comme un avant-goût des prochaines élections législatives nationales en Espagne qui pourraient renverser l’équilibre pour Pedro Sachez.

A l’occasion, le PP amoindrit en outre, Vox, le parti d’extrême-droite dirigé par Santiago Abascal qui perd sa capacité à influencer le futur gouvernement d’Andalousie malgré un score en hausse de deux sièges (14) par rapport à 2018. Ces deux partis le PP et Vox comptent désormais 72 sièges au Parlement andalou contre 37 à gauche.

Le PSOE cède 3 sièges par rapport à 2018 et enregistre le pire résultat de son histoire, avec 30 élus. Les deux partis les plus à gauche, Por Andalucia et Adelante Andalucia, chutent quant à eux de 17 à 7 sièges. Quant à Ciudadanos, le parti libéral (centre-droit) subit un nouveau revers et disparaît de la Chambre andalouse.

La dernière fois qu’un parti a obtenu la majorité absolue en Andalousie, c’était il y a 14 ans et c’était le PSOE. Moreno est le seul président régional, avec ceux de Galice, de Castille-La Manche et d’Estrémadure, qui bénéficiera d’un soutien du genre. Les résultats en tous cas, représentent un revirement historique. Le PP en devient le parti hégémonique en Andalousie, où il remplace le PSOE.

Il dépasse les socialistes de 28 sièges et de près de 670 000 voix. C’était prévisible au regard du déclin populaire du parti socialiste et le seul doute dans ces élections était de savoir si le gouvernement serait avec ou sans Vox. Ils semblerait que les Andalous aient clairement exprimé leur préférence. Cette défaite d’Andalousie est le troisième revers consécutif de la gauche espagnole lors d’un scrutin régional, après celui de Madrid en mai 2021 et celui de Castille-et-Léon en février dernier. Ce qui augure

C’est en l’emportant dans toutes les provinces d’Andalousie que Moreno a obtenu la majorité absolue avec 58 sièges, détrôné le PSOE, contenu la montée en puissance de Vox et causé la débâcle dans l’espace à gauche des socialistes. Pour la première fois, toute la carte provinciale de l’Andalousie a été teintée en bleu (couleur du PP).

Ce dernier s’est également imposé dans les 12 plus grandes villes, celles de plus de 100 000 habitants. Les populaires l’ont emporté dans toutes les circonscriptions, dont trois des fiefs historiques du PSOE, Huelva, Jaen et surtout Séville où les socialistes n’avaient jusqu’ici, jamais perdu aucune élection, ni législative, ni régionale, ni municipale, ni européenne. C’est dire, si c’est un sérieux revers que vient d’essuyer le parti au pouvoir et son chef Pedro Sanchez. Moreno a souligné « l’historicité du moment » et a promis de gouverner « avec sérénité et humilité ».

Pour sa part le candidat socialiste, Juan Espadas, a déclaré « A partir de demain, je suis à la tête de l’opposition ». Il a imputé les résultats au manque de mobilisation et a remis en question l’utilisation institutionnelle de la Junta de Andalucia (statut d’autonomie) par le PP dans la campagne.

Le PSOE dans l’affaire perd trois sièges et tombe sous le million de voix.  « Il y a une stratégie très visible » du PP pour se présenter « comme une alternative raisonnable » aux socialistes en vue des prochaines élections nationales, « une option de centre-droit », a indiqué Oscar Garcia Luengo, professeur de sciences politiques à l’université de Grenade. « Ce triomphe est celui de la modération et d’une autre façon de faire de la politique et c’est une très bonne chose pour toute l’Espagne », a lancé la numéro deux du parti conservateur, Cuca Gamarra.

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