RAM : malgré la baisse du volume de fret en Afrique, on veut y croire

Le fret aura été la seule consolation des compagnies aériennes lors du règne de Dame Covid deux années durant, sauvant même, pour certaines d’entre-elles, un bilan désastreux en perspective, selon l’Association de transport aérien international (IATA).  

Il faut dire qu’il représente 1,9 % du trafic aérien mondial. Sauf que l’horizon que l’on pensait voir s’éclaircir tend plutôt à s’assombrir avec le conflit en Ukraine et ses retombées. Notre Compagnie nationale, Royal Air Maroc, n’échappe pas à ce tourbillon qui touche lourdement la chaîne d’approvisionnement au regard des coûts énergétiques qui ont explosé, et une inflation jamais au plus haut qu’actuellement à travers le monde. Une situation on s’en doute qui affecte plus sévèrement l’Afrique très dépendante des exportations et où l’inflation selon le FMI, ne devrait pas bouger de ses 12,2 % en 2022 ».

D’après les statistiques de l’IATA, du mois d’avril dernier, la demande globale mesurée en cargo tonnes-kilomètres (CTK) a connu une baisse de -11,2 % par rapport à l’exercice écoulé, et de -1 % par rapport à 2019. Les capacités mondiales ont également subi des contractions de -2 % par rapport à 2021. Seule l’Amérique du Sud avec une impressionnante augmentation de +40,9 % de la demande de fret pour la même période (avril 2022) a échappé au marasme. Pour ce qui est de notre continent où notre compagnie, RAM se fait ses lignes, la baisse de demande de fret en Afrique (-6,3 %) est moins significative que celle observée dans les autres régions du monde réalisant même la plus forte croissance CTK dans le monde.

Il n’a, au demeurant, point baissé durant la crise de Dame Covid comme précité, restant ainsi gravé comme un bon facteur de cohésion pour les compagnies opérant sur ce marché où la concurrence pour Royal Air Maroc est rude avec Ethiopian Airlines et à beaucoup de degrés moindres Air Algérie. C’est là que réside l’espoir et les trois compagnies de ne point insulter l’avenir en se lançant dans l’investissement et vas-y que je me lance dans l’achat d’appareils pour Ethiopian Airlines et Air Algérie. Si les deux rivales ont passé commande de cinq cargos Boeing 777-8F afin de poursuivre sa stratégie misant sur le fret pour la première, le voisin de l’est s’apprête à renouveler sa flotte toutes catégories confondues avec l’acquisition de 15 nouveaux avions. Mais mi-mai, Air Algérie lançait son site Internet officiel de sa filiale cargo.

Royal Air Maroc qui a obtenu il y a de cela quelques jours la certification Cargo iQ, qui démontre sa parfaite application des normes de gestion de la qualité de l’industrie du transport de fret aérien… fait plutôt dans la tradition. Pas besoin d’appareils le Groupe se suffit à lui-même quoiqu’il compte compléter son panel. Le fret aérien à RAM a de tout temps été une activité optionnelle pour ne pas dire une vocation dont peut se targuer la première compagnie africaine. De nouveaux échanges commerciaux s’ajoutent à chaque jour que Dieu fait un peu partout dans le monde et notre compagnie s’y investit pleinement comme pour les échanges commerciaux avec la Chine.

L’administration générale des douanes chinoises a indiqué récemment que les échanges commerciaux estimés à 64,8 milliards de dollars entre la Chine et l’Afrique ont augmenté de +23 % par rapport à 2021. Comment donc cracher dans la soupe pour une compagnie qui a déjà ses assises à Pékin ? Cela s’explique par l’augmentation des importations de matières premières depuis l’Afrique, celles Chinoises issues d’Afrique ont connu une hausse de +29,3 %, et les exportations de l’Empire du Milieu vers l’Afrique ont augmenté de +18,2 % par rapport à l’année passée.

Cela étant, Boeing a indiqué dans un rapport que deux cent cinquante nouveaux avions gros porteurs (passagers et cargo) assureront quant à eux, l’expansion du fret aérien et des vols long-courriers. Des avions livrés aux compagnies africaines devraient soutenir la croissance de la flotte grâce à des modèles durables et plus économes en carburant, tels que les Boeing 737, 777X et 787 Dreamliner ; les 20 % restants remplaceront les modèles plus anciens », énonce le rapport. Ce dernier précise que ces acquisitions représenteront 160 milliards de dollars, auxquels s’ajouteront les coûts des services de maintenance et de réparation évalués à 235 milliards de dollars. En plus de cela, 63 000 emplois seront à pourvoir : 24 000 membres du personnel navigant, 20 000 techniciens et 19 000 pilotes. A vos demandes d’emploi !

RAM : malgré la baisse du volume de fret en Afrique, on veut y croire Hespress Français.

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