GIZ: Le Maroc « très actif » en matière de politique environnementale

Le Maroc est depuis longtemps « très actif » en matière de politique environnementale, tant au niveau national qu’international, a affirmé, mardi à Rabat, le Directeur Résident de l’Agence de coopération internationale allemande (GIZ) au Maroc, Lorenz Petersen.

La ratification du Protocole de Nagoya et la présidence de l’Assemblée des Nations-Unies pour l’environnement à Nairobi sont deux indicateurs récents qui montrent l’engagement du Maroc et la reconnaissance de son rôle par la communauté internationale, a précisé M. Petersen qui s’exprimait à l’ouverture d’une conférence placée sous le thème « Le cadre mondial de la biodiversité post 2020 : quelles perspectives pour préserver les écosystèmes ? » . Il s’est dit, dans ce sens fier de travailler en étroite collaboration avec le Maroc sur un large éventail de questions environnementales, précisant que la GIZ a œuvré pour la reconnaissance du Maroc comme réserve de la biosphère de l’Arganeraie par l’UNESCO.

L’action en faveur de l’Arganeraie pour la préservation de la biodiversité a démontré ses effets sur la population locale et l’économie du pays, a-t-il confirmé.

Lorenz Petersen a aussi salué l’impact de ce projet sur les femmes et les coopératives féminines, ajoutant qu’elles constituent des piliers de l’économie locale, parce qu’elles produisent, assurent des financements et exportent « les merveilleux » produits du Maroc dans le monde.

De son côté, la Représentante Résidente adjointe du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Maroc, Martine Therer, a souligné que le thème de cette conférence, tenue en célébration de la journée mondiale de l’environnement, est « éminemment pertinent » puisque la perte de la biodiversité constitue, avec le changement climatique et la pollution, un des trois grands maux qui affectent la santé de la planète.

« Cette planète est notre unique maison », a fait savoir Martine Therer, en faisant référence au message du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’environnement.

La survie de l’humanité dépend de la santé de la planète Terre qui fournit la nourriture, l’eau potable et des médicaments, a-t-elle rappelé, ajoutant que les écosystèmes terrestres et marins jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat et « nous protègent des phénomènes météorologiques extrêmes ».

la responsable onusienne a appelé, dans ce sens, à changer les modes de consommation, afin de réduire le gaspillage alimentaire et la surexploitation des ressources naturelles, mais aussi à adopter des approches de développement intégrées et multisectorielles qui prennent en compte les compromis entre la production alimentaire et énergétiques, les infrastructures, la gestion des ressources en eau et des zones côtières et la conservation de la biodiversité.

Dans la même veine, elle a cité, Gustave Speth, avocat américain spécialiste des questions d’environnement et ancien administrateur du PNUD: « j’avais l’habitude de penser que les principaux problèmes environnementaux étaient la perte de la biodiversité, l’effondrement des écosystèmes et le changement climatique (…) j’avais tort. Les principaux problèmes environnementaux sont l’égoïsme, la cupidité et l’apathie, et pour y faire face, nous avons besoin d’une transformation culturelle et spirituelle ».

Organisée par le ministère de la Transition énergétique, avec l’appui du PNUD, cette conférence porte sur les actions consenties aux niveaux national et international pour redresser la trajectoire de dégradation des écosystèmes naturels. Elle réunit des représentants des départements ministériels, des institutions de recherche scientifique, ainsi que des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux.

La Journée mondiale de l’environnement est célébrée le 5 juin de chaque année. Le thème retenu pour cette année « Une seule Terre » rappelle que la Terre est la seule planète habitable de la galaxie et encourage la mise en place d’actions transformatrices afin de restaurer l’équilibre entre les populations et la nature et de créer un avenir meilleur et durable pour l’ensemble de la population mondiale.

GIZ: Le Maroc « très actif » en matière de politique environnementale Hespress Français.

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page