Les prix du carburant repartent en flèche, l’essence à 17 dhs

Au Maroc, les prix des carburants n’ont eu de cesse d’augmenter ces dernières semaines et la dernière de ce mardi ce sont les nouveaux tarifs dans les stations-service. Sans surprise, les tarifs ont globalement augmenté pour ne pas dire explosé.

Les changements vérifiés ce matin au niveau de quelques enseignes fixent des prix de l’essence à chaque marque, sa raison, autour des 17 dhs le litre du sans-plomb et celui du gazole à un peu moins des 15 dhs. Bref, c’est une hausse de 60cts pour les deux carburants que l’on a enregistrée en moins d’une semaine. Hier, Nadia Fatah Alaoui était confrontée aux parlementaires à la Chambre des représentants, à l’occasion de la séance plénière hebdomadaire consacrée aux fameuses questions orales. L’argentière du Maroc y est allée fermement pour expliquer la position du gouvernement quant à cette question qui taraude les esprits de biens de consommateurs de cet hydrocarbure indispensable pour leur mobilité.

Dans sa lancée, elle a botté en touche la question de subventionner les carburants et d’hypothéquer les grands projets lancés par le gouvernement. « Nous n’avons pas le budget suffisant pour subventionner les prix des carburants. Mais n’hypothéquons pas l’avenir. Le gouvernement est appelé aujourd’hui à gérer cette crise alors même qu’il n’a aucune visibilité sur les fluctuations des prix à l’international ni sur la durée de cette crise ». Aucune mesure n’est prévue et donc à attendre de la part de l’Exécutif pour endiguer voire juguler les misères de l’automobiliste et la hausse continue des prix des carburants, hormis l’aide déjà accordée aux transporteurs routiers et qui au vu du ton résolu de la ministre de l’Economie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, aux membres de la Chambre des représentants n’est pas prêt d’être renouvelée.

Pour l’argentière du Maroc, la flambée des prix des matières premières touche une large partie des pays du monde, dont certains peinent même à s’approvisionner au regard du prix du baril de pétrole, qui est passé de 86 dollars en janvier à 128 dollars début juin. « Le problème aujourd’hui, en plus la cherté, est déjà de pouvoir s’approvisionner en carburants. Le gouvernement est mobilisé avec ses partenaires pour approvisionner le marché national en carburant et en céréales sans problème », dira la ministre aux parlementaires.

Mais à quel prix pourrions-nous ajouter et qui le paye le plus ? En attendant sans intervention du gouvernement pour contenir cette effusion, c’est le citoyen qui trinque. Au Maroc plus qu’ailleurs, il est comme une impression de laxisme quant à l’option de la libre concurrence dont on fait le mot maître pour justifier la situation de crise que nous traversons actuellement. Bref, la hausse des prix « indépendante de la bonne volonté étatique » intervient, ô paradoxe et magiquement au lendemain de l’annonce ferme de la ministre de l’Economie et des finances, qui priorisait devant les parlementaires le programme gouvernemental et ses choix clairs à savoir l’Etat social, les énergies renouvelables, l’eau… Une augmentation des prix qui du reste se fait désormais à la semaine au lieu de la quinzaine.

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