L’Espagne et le Maroc se rencontrent à Madrid pour discuter des frontières terrestre

Mardi, des délégations de haut niveau marocaines et espagnoles se réuniront à Madrid pour discuter des moyens de renforcer la coopération entre les deux pays. Au cœur des discussions, figurent Sebta et Melilla et le processus de réouverture des frontières. 

Alors que la réouverture des frontières terrestres avec les deux enclaves a atteint sa deuxième phase, après avoir réouvert pour les personnes munies de titre de séjour valide et de visa puis de travailleurs frontaliers, des problèmes restent encore en suspens.

Les autorités des deux pays veillent à rouvrir leurs frontières de manière plus fluide et normée, tout en sortant du cadre pré-covid et les habitudes d’antan. Pour le Maroc, il est question de ne plus autoriser le commerce de contrebande qui se faisait littéralement sur le dos de vieilles femmes qui traversaient les deux territoires à pieds transportant de lourds paquets, et de gagner sur les taxes douanières.

Pour l’Espagne, il est question de mettre en place des bureaux de douanes commerciales pour donner une dimension européenne à ces deux enclaves occupées, et de fluidifier le passage pour les personnes ayant des permis de travail, et surtout de veiller à éviter une nouvelle crise migratoire, comme celle de mai 2021.

Les deux délégations de haut niveau vont donc discuter des moyens de mieux piloter ces changements dans le processus de réouverture des frontières qui signifie la reprise de la circulation des personnes et des marchandises. Il s’agira de l’intégration d’un système douaniers et de contrôle des voyageurs.

La partie espagnole a affirmé que cette rencontre entre dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route lancée le 7 avril en marge de la visite de le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, au Maroc à l’invitation du Roi Mohammed VI à Rabat.

La question de l’installation de bureaux de douanes commerciale pour les deux enclaves occupées cristallise le discussions, d’une part pour leur nouveauté, mais d’autre part pour des raisons purement logistiques.

Depuis la réouverture partielle des frontières entre les deux territoires, le flux des personnes et des biens n’est plus comme avant et les voyageurs se plaignent de longue files d’attente surtout en week-end, outre le manque de personnel.

Les travailleurs frontaliers empêchés de se déplacer à cause des restrictions liées à la pandémie du coronavirus sont en majorité incapables de retourner travailler normalement à cause de l’expiration de leur permis de travail.

Ils ont manifesté au premier jour de la deuxième phase de réouverture, le 31 mai, contre la bureaucratie en se plaignant de conditions trop contraignantes et compliquées pour mettre à jour leurs documents de voyage.

Alors que la réouverture officielle a été annoncées le 17 mai, le flux des voyageurs est encore très limité et est loin de son niveau d’avant covid. Seuls les marocains dotés de visa Shengen et d’Européens peuvent passer la frontière.

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