Covid-19 : La flambée des cas ne menace pas notre système de santé

Au Maroc, une flambée des cas sous traitement contre le Covid-19 a été observée récemment. Au dimanche 5 juin, le Maroc fait état de 2.525 cas actifs au niveau national, contre 1.511 cas sous traitement une semaine avant (29 mai). Une hausse qui n’aura pas d’impact sur notre système de santé, nous confirme Dr Tayeb Hamdi.

Un graphique du ministère de la Santé, réalisé par la Direction de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies et le Centre national d’opérations d’urgence en santé publique (Nousp-Maroc), montre l’évolution des cas depuis la dernière semaine de mai et pendant cette première semaine du mois de juin.

Ainsi, et du 23 au 29 mai 2022, la plupart des cas positifs au Covid-19 étaient concentrés dans la région de Casablanca-Settat à un niveau « modéré », comme le montre le graphique du ministère de la Santé sur l’évaluation du niveau de circulation du SARS-CoV-2.

Au cours de la semaine d’après, soit du 30 mai au 5 juin, le virus s’est propagé un peu plus dans d’autres régions, notamment les régions de Rabat-Salé-Kénitra, Tanger-Téouan-Al Hoceima, Marrakech-Safi, Drâa-Tafilalt et Souss-Massa, mais toujours à un niveau « modéré ».

Sollicité par Hespress Fr sur cette hausse des cas Covid-19, notamment au niveau de la région de Casablanca-Settat, Dr Tayeb Hamdi, médecin, chercheur en politiques et systèmes de santé, nous explique que la métropole abrite une grande population et connaît une activité quotidienne, en plus du relâchement des mesures restrictives. « C’est donc tout à fait normal que les cas augmentent dans la métropole et la région », dit-il.

L’autre facteur important qui contribue à cette flambée des cas est la forte capacité de testing au niveau de la région.

« Casablanca dispose d’énormément de laboratoires. Les citoyens se font tester beaucoup, d’où la hausse des cas au niveau de la ville. On peut comparer la métropole à d’autres villes, comme Fès et Meknès, qui n’ont pas connu de hausse des cas tout au long de cette dernière année, en raison probablement du manque de laboratoire », explique l’expert.

Nous sommes donc face à une augmentation des cas qui se confirme de jour en jour, précise Dr Hamdi, et qui va se poursuivre, nous dit-il. « Normale, puisqu’il y a un relâchement de la part de la population en plus de la saison estivale qui a démarré (voyage, rassemblements, festivals, mariages …) et le variant BA2 (plus contagieux) qui a pris le dessus sur BA1 depuis près d’une semaine et qui a donné un coup d’accélération à la montée des cas », explique-t-il.

Autre facteur avancé par l’expert concerne la vaccination. « Nous avons une population qui s’est fait vacciner il y a des mois, ou qui a été contaminée depuis des mois. Ces deux immunités, soit post-maladie ou post vaccinal, baissent au cours des mois. Cette immunité résiduelle peut nous protéger contre les formes graves du Covid-19, mais nous protège de moins en moins contre les infections », précise l’expert.

L’ensemble de ses indicateurs fourni par Dr Hamdi confirme que la tendance à la hausse des cas actifs va se poursuivre. Maintenant, est-ce que cette hausse va menacer notre système de santé ?

Ce n’est pas le cas selon Dr Hamdi. « Bien sûr avec cette augmentation des cas, les décès vont augmenter un peu, mais pas autant que la première et la 2e vague. Cette fois-ci, il n’y a pas eu de hausse conséquente des décès, grâce à l’immunité populationnelle qu’on a pu acquérir. Mais, il y aura toujours parmi la population de 60 ans et plus qui ne sont pas vaccinés, et les personnes ayant des maladies chroniques et qui ne sont pas triplement vaccinés, des décès et des cas graves, mais sans menace pour le système de santé », affirme-t-il, « d’où l’importance de la vaccination en dose de rappel de ses personnes vulnérables », insiste l’expert.

Covid-19 : La flambée des cas ne menace pas notre système de santé Hespress Français.

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