SIEL 2022: Pleins feux sur de nouvelles plumes de la diaspora marocaine

Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) a organisé, dimanche à Rabat, une rencontre pour rapprocher les jeunes écrivains de la diaspora marocaine de la mère patrie, dans le cadre de la 27è édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL).

Tenue au Café La scène – Cinéma la renaissance, en partenariat avec la Fondation Hiba et la Délégation Générale Wallonie-Bruxelles au Maroc, cette rencontre a vu la présence de jeunes visages de la diaspora qui ont tracé leur parcours vers la notoriété au sein des pays de résidence, se présentant en dignes successeurs d’écrivains marocains connus et reconnus mondialement.

« Cette rencontre est une opportunité pour rapprocher ces jeunes créateurs de leur mère patrie et par la même occasion du public marocain », a souligné le président du CCME, Driss El Yazami. Pour lui, il est inconcevable d’attendre des années pour pouvoir lire les traductions en arabe des livres que des jeunes marocains de la diaspora ont écrit en français, en espagnol, en italien ou en allemand.

« Le contexte aujourd’hui est différent des années 60 ou 70, l’époque des pionniers tels que Driss Chraibi, Mohammed Khaïr-Eddine ou Edmond Amran El Maleh qui écrivaient en français », a-t-il argué, ajoutant que les jeunes talents marocains de la diaspora montrent un attachement à n’en point douter à la terre de leur ancêtres. Pour l’écrivaine maroco-belge Rachida Lamrabet, « l’identité est une question complexe liée à la difficulté de séparer le pays de résidence du pays des parents et grands-parents ».

Elle a souligné maintenir des liens avec son pays d’origine bien qu’elle ne puisse écrire en arabe, ajoutant que ses origines marocaines l’ont poussée à aborder des sujets fondamentaux dans ses écrits, en revenant sur l’Histoire des Marocains qui ont combattu aux côtés des Européens pendant les première et seconde guerres mondiales.

Selon elle, cette partie de l’histoire de l’Europe reste inconnue pour les Européens eux-mêmes. « Nous devons nous-mêmes écrire notre Histoire et en informer les autres », a-t-elle dit. Pour sa part, Yasmina Douib, metteure en scène maroco-belge, a affirmé avoir toujours mis en avant le personnage marocain dans ses œuvres théâtrales, lequel forme une partie de sa personnalité, considérant que l’occasion se présente pour elle aujourd’hui pour se rapprocher davantage du Maroc, de ses us et coutumes, sa culture et de sa civilisation.

Le CCME participe au SIEL, avec une programmation riche et diversifiée comprenant plus de 70 activités avec la participation d’une centaine d’invités issus d’une vingtaine de pays du monde.

SIEL 2022: Pleins feux sur de nouvelles plumes de la diaspora marocaine Hespress Français.

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