Quel impact sur le Sahara en cas d’élection du PP en Espagne?

Alors que des élections législatives anticipées pourraient rebattre les cartes dans la vie politique espagnole, la position du Parti populaire (PP) sur le Sahara intéresse. Le PP semble être parti pour remplacer le parti ouvrier espagnol (PSOE) de Pedro Sanchez.

Malgré les désaccords entre le Parti populaire espagnol (PP) et le parti ouvrier espagnol (PSOE), la position vis à vis du Maroc semble rester dans la même lignée que l’accord historique signé entre le Maroc et l’Espagne suite à la visite du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, au Maroc.

L’accord entre les deux pays veut porter les relations bilatérales vers un niveau plus ambitieux à tous les niveaux, et l’objectif affiché est une relation « digne du 21ème siècle », basée sur les principes de confiance, de concertation, de partenariat, d’amitié voire même de fraternité.

L’épisode tumultueux de l’affaire Brahim Ghali qui a enclenché une grave crise diplomatique sans précédent entre les deux voisins, a été enterré et a permis de jeter les bases d’une nouvelle relation équilibrée entre Madrid et Rabat avec une position ferme et claire sur le dossier du Sahara marocain pour lequel l’Espagne entretenait un flou.

Avec le soutien au plan d’autonomie marocain comme solution la plus sérieuse et crédible pour mettre fin au conflit régional opposant le Maroc et l’Algérie, le gouvernement de Pedro Sanchez avait provoqué une onde de choc dans le paysage politique espagnol.

Ses opposants lui reprochent de ne pas avoir publié le contenu de la lettre qu’il a adressée au Roi Mohammed VI, et n’a pas consulté le Parlement pour annoncer la décision de soutenir le Maroc sur le Sahara.

Alberto Núñez Feijóo, le chef du PP nouvellement élu, avait critiqué la manière avec laquelle cette décision a été annoncée en Espagne mais n’a pas montré d’hostilité vis à vis du contenu, le fond de la décision.

Sollicité plusieurs fois par la presse ibérique à ce sujet, le leader des conservateurs a montré que son parti était clairement en faveur du Maroc, sans toutefois répondre de manière explicite sur la question du Sahara étant donné qu’elle peut être un enjeu électoral pour une partie de son électorat.

« Je ne peux pas avoir de position tant que je ne sais pas exactement ce sur quoi mon pays s’est engagé », a-t-il déclaré en tenant d’esquiver la question. En réalité, la position de l’Espagne annoncée par Pedro Sanchez est une position d’Etat et pas seulement une position d’une personne. Elle implique un changement de position de la politique étrangère de l’Espagne avec l’approbation du Roi Felipe VI.

Lors d’une rencontre avec le chef du gouvernement marocain Aziz Akhannouch, le leader du parti populaire, qui faisait ses débuts en politique internationale, a souligné une « alliance incontestable » avec le Maroc et a promis de ne jamais le tromper.

Il a promis d’offrir sa « loyauté » au Maroc et de « faire une politique étrangère fiable », a-t-il répété, impliquant implicitement une position en faveur du Maroc dans le dossier du Sahara étant donné que ce dossier est une « cause nationale » sacrée au Maroc.

« Nous n’allons pas vous tromper. Nous n’allons jamais être déloyaux envers ce pays et nous allons essayer de reconstruire une politique étrangère basée sur la confiance et le consensus parlementaire en Espagne », a-t-il déclaré à Aziz Akhannouch.

« Notre alliance avec le Maroc est incontestable. Nous ne serons jamais déloyaux envers ce pays. Nous n’allons pas commettre d’actes qui brisent la confiance, comme le gouvernement l’a fait avec le chef du Front Polisario », a-t-il encore ajouté.

Et c’est justement dans cette allusion au mouvement séparatiste sahraoui, et l’accueil de Brahim Ghali par le gouvernement Sanchez dans le dos du Maroc, qui a marqué l’inclinaison vers le Maroc dans le dossier.

Alberto Núñez Feijóo a insisté en expliquant que l’entrée de Brahim Ghali en Espagne (avec de faux papiers fabriqués par l’Algérie, ndlr) était un acte parrainé par le gouvernement espagnole et que son entée était « illégale » tout en n’étant « pas conforme au droit international ».

Quel impact sur le Sahara en cas d’élection du PP en Espagne? Hespress Français.

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