Grève des enseignants-chercheurs : Le ministère ouvert au dialogue

Le Syndicat national de l’enseignement supérieur a annoncé une grève générale de trois jours, les 7, 8 et 9 juin prochain, dans l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur. 

Dans un communiqué, le Syndicat national de l’enseignement supérieur a appelé « l’ensemble les enseignants-chercheurs à se mobiliser et à se préparer à s’engager dans des formes de lutte inédites, afin de préserver leur dignité, leur accorder la considération et le prestige qui leur est dû, et préserver l’espace public de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique ».

Le Syndicat estime que cette escalade intervient après avoir épuisé tous les moyens auprès du ministère en charge du secteur de l’enseignement supérieur qui n’a pas rempli ses obligations, notamment en ce qui concerne le statut des enseignants-chercheurs.

Sollicité par Hespress, Abdellatif Miraoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, a indiqué que la porte du dialogue est toujours ouverte aux enseignants, considérant que la décision de mener une grève les concerne seule.

N’étant pas du tout favorable à la grève annoncée par le syndicat, le ministre de l’Enseignement supérieur estime que cette escalade n’est pas dans l’intérêt du système et que les défis auxquels est confronté le secteur concernent tout le monde, et pas seulement le ministère.

Ainsi, le ministre Miraoui nous a confirmé avoir fixé une date pour se réunir autour de la table du dialogue avec le syndicat, avant que les enseignants ne décident de faire grève. Il a dans ce sens appelé à concerter les efforts pour atteindre ce « prestige et cette considération » escomptés et restaurer la confiance dans le système de l’enseignement supérieur.

Le responsable gouvernemental a précisé que le dialogue est ouvert avec cette catégorie d’enseignant et que les comités travaillent sur un ensemble de points. Une date a d’ailleurs été fixée, nous confie-t-il, les 23 et 24 juin prochain, afin de s’asseoir avec les syndicats et délibérer sur les différentes revendications des travailleurs.

Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, le gouvernement vient à peine de commencer à travailler sur l’amélioration du secteur. Pour lui, « les enseignants ne peuvent pas demander au responsable actuel de réaliser ce qui n’a pas été accompli au cours des vingt dernières années ».

Ainsi, un travail est en cours de réalisation afin de redonner la considération méritée au secteur de l’enseignement supérieur au Maroc, a précisé le ministre notant toutefois que « la responsabilité est partagée à cet égard ».

Le chantier a donc été lancé dans ce sens et des réunions régionales sont tenues pour donner suite à une vision au cours du mois de septembre prochain, a indiqué le ministre.

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