Le producteur et DJ marocain Flomine, tête d’affiche d’un court-métrage réalisé par Spotify

Le producteur et DJ marocain Flomine figure en tête d’affiche du nouveau court métrage « Music That Moves » produit par Spotify.

Ainsi, « Spotify met à l’honneur l’Amapiano, un genre musical qui ne cesse de prendre de l’ampleur au Maroc, mais aussi dans toute l’Europe, en Afrique du Nord, en Asie de l’Est et bien au-delà », indique un communiqué de Spotify.

« Musique chaude originaire d’Afrique du Sud, l’Amapiano fusionne à présent avec la musique gnawa marocaine afin de créer un nouveau conglomérat artistique basé sur l’échange des cultures », ajoute la même source.

L’ingénieur du son et DJ marocain, Flomine, qui fait partie des artistes les plus en vogue sur Spotify a déclaré: «lorsque vous mélangez l’Amapiano avec la musique traditionnelle marocaine (gnawa), cela permet tout de suite d’obtenir une connexion incroyable entre les deux genres et les deux cultures ».

« L’Amapiano possède cette vibration spirituelle et cette énergie particulière qui rassemble les gens », a ajouté Flomine, notant qu’ »au Maroc mais aussi ailleurs, les mélomanes deviennent de plus en plus friands des mélanges musicaux entre le style sud-africain et le style marocain ».

L’Amapiano est une musique hybride qui conjugue house, jazz et lounge. Cette musique, qui sert de trame au nouveau court métrage réalisé par Spotify et intitulé « Music That Moves » de Spotify, occupe plus que jamais le devant de la scène. Les écoutes d’Amapiano au Maroc ont augmenté de 1486% au cours des deux dernières années sur Spotify, et ce grâce à l’énorme succès de titres tels que Ameno Amapiano Remix de Goya Menor et Nektunez, ainsi que du titre Ghorba de Flomine, fait remarquer Spotify.

L’Amapiano a commencé à émerger commercialement en Afrique du Sud en 2019, puis il s’est rapidement propagé dans d’autres pays tels que le Japon, la France et le Maroc. Spotify s’est entretenu avec plusieurs artistes sud-africains célèbres d’amapiano. Parmi les artistes interviewés par Spotify, on retrouve DBN Gogo (présent sur la playlist Radar Africa de Spotify) et Kamo Mphela.

Ces derniers expliquent pourquoi l’Amapiano résonne si fort chez eux et ailleurs. DBN Gogo le décrit comme un « mode de vie », mais aussi comme étant le premier genre musical noir africain à percer depuis l’Afrobeat, tandis que Kamo Mphela décrit l’Amapiano comme étant « une culture… un mouvement ».

De nombreux artistes internationaux sont du même avis, à l’instar de la danseuse japonaise FATIMATA, qui a évoqué un véritable « sentiment de proximité » à l’écoute de ce genre musical, tandis que l’artiste français Youssoupha, né à Kinshasa, a décrit l’Amapiano dans son interview comme étant une « une musique qui coule toute seule ».

Ces commentaires reflètent le style décontracté de cette musique qui a su toucher le public international, et dont Youssoupha lui-même s’est inspiré pour son dernier album Neptune Terminus (Origines), mais toujours en mettant en avant son style caractéristique qui consiste à combiner une musique passionnée avec des paroles dénonçant les injustices raciales et sociales.

De son côté, Kamo Mphela n’a pas manqué de souligner le rôle de la technologie qui, à travers des plateformes telles que Spotify, permet de découvrir de nouveaux artistes.

Ces interviews ont ainsi permis de dégager une série de conclusions en plus d’apporter un aperçu clair sur l’avenir de l’Amapiano…

La liberté de réinterpréter et de réinventer

La polyvalence et la liberté qu’offre l’Amapiano en tant que genre musical ont encouragé ce son incroyable à voyager à travers le monde.

« Cette musique invite plus que jamais au partage », a déclaré DBN Gogo. « Comment interpréter cette musique? Comment la ressentir? Comment y mettre son grain de sel ? Je ne pense pas que ce soit possible sans partage ».

Pour sa part, Flomine a souligné: « l’Amapiano se mélange avec beaucoup d’instruments live, c’est un style musical à part entière et qui est entièrement nouveau…. Cette musique est désormais très en vogue en Europe et au Royaume-Uni. C’est comme pour la musique marocaine qui, auparavant, ne restait qu’au Maroc, et qui aujourd’hui devient de plus en plus populaire dans d’autres pays ».

DJ Mitokon, qui fait partie du groupement de DJ japonais TYO GQOM, ajoute en ce sens : « L’Amapiano a sa version unique dans chaque pays. Les artistes Amapiano du monde entier pourront avoir une relation plus forte les uns avec les autres en jouant ensemble. »

Un échange interculturel né en Afrique du Sud Alors que le Nigeria avait récemment été considéré comme étant un véritable foyer de culture pour la musique africaine, grâce notamment à des artistes tels que Burna Boy, Wizkid, Tems et DaVido, l’Amapiano est de plus en plus entrain d’occuper le devant de la scène mondiale.

Les écoutes Spotify en dehors de l’Afrique subsaharienne ont augmenté de plus de 563% sur la plateforme au cours des deux dernières années, et ce grâce à des collaborations majeures opérées entre des artistes sud-africains d’Amapiano, les artistes Gqom et des stars mondiales telles que Beyoncé, Gorillaz, ou encore Jorja Smith. Et avec plus de 920 millions d’écoutes mondiales d’Amapiano à ce jour, il semble probable que les écoutes sur la plate-forme atteindront 1 milliard en juillet de cette année.

Développer la scène par la danse

L’attrait de l’Amapiano est profondément ancré autour de la danse et du rythme. C’est pourquoi des plateformes telles que TikTok ont contribué à exporter le mouvement et à le rendre accessible pour des millions de personnes à travers le monde entier, comme le dit Kamo Mphela : « Je considérerai toujours la danse comme étant un langage universel, car tout le monde est capable de s’y reconnaître ».

Pour sa part, DBN Gogo a ajouté: « les gens n’ont pas besoin de comprendre les paroles du moment qu’il y a une danse qui va avec ».

Des danseurs tels que le français Andy Dlamini ou l’égyptienne Yara Saleh ont contribué à propulser l’Amapiano vers de nouveaux sommets à travers les médias sociaux, touchant notamment un public à consonance féminine ainsi que l’explique Dlamini : « aimer une telle musique fait partie de mon ADN. Je suis très consciente de mon énergie féminine… Je viens de réaliser qu’il y a tellement de pouvoir dans mes mouvements en tant que femme, et cette musique y contribue ».

De son côté, l’artiste Mphela a résumé en quelques mots l’impact généré par les médias sociaux : « J’ai toujours voulu exploser via les médias sociaux, et c’est ce qui s’est passé. J’ai explosé via une vidéo virale et j’ai construit ma carrière à partir de cela. Aujourd’hui, des superstars mondiales me contactent et j’en suis extrêmement fier! ».

L’avenir de l’Amapiano ?

Comme cela fut le cas pour l’Afrobeat, l’amapiano a parcouru un long chemin en très peu de temps. C’est un mouvement qui est appelé à grandir et à se développer au fur et à mesure que les cultures et les scènes du monde entier commenceront à réinterpréter ce son et à se l’approprier.

Comme le dit DBN Gogo : « Chaque jour une nouvelle chanson d’Amapiano apparaît. Chaque jour, on voit surgir une nouvelle danse, un nouvel artiste, un nouveau DJ, un nouveau producteur. Avec autant de créativité et de potentiel de réinvention à travers le monde, la seule limite c’est le ciel pour l’Amapiano! ».

Le producteur et DJ marocain Flomine, tête d’affiche d’un court-métrage réalisé par Spotify Hespress Français.

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page