Lutte d’influence et rébellion de la jeunesse dans les camps de Tindouf

Un ministre et conseiller à la présidence de la prétendue rasd, Ould Sayed al-Bachir en l’occurrence, une éminence caractérielle et peu en phase avec ses supérieurs, vient d’admettre l’existence d’une rébellion dans les camps de séquestrés sahraouis de Tindouf.

Devant les soulèvements contre une situation excluant les jeunes, il a dénoncé les propos du chef du polisario en dévoilant le vrai visage de cette organisation terroriste, « Nous avons volé le front et notre génération a pris le contrôle de tous les emplois en son sein, depuis le poste de responsabilité le plus bas à la plus haute pyramide du pouvoir ». Rien de nouveau pour nous autres quant à cette dictature bananière fictive, qui est l’auteure de pires méfaits au regard de celui-là. Bref, dans cette bataille au leadership d’un mouvement créé de toutes parts par l’Algérie, on a tenté de maquiller par quelques tentatives infructueuses l’implication des jeunes sahraouis, mais c’était sans aucun effet significatif.

Les camps des séquestrés, c’est un secret de polichinelle ferment la porte à toute participation à la gestion des affaires par les jeunes sahraouis, le mouvement séparatiste s’y opposant fermement et souvent fatalement à la kalash. Les jeunes Sahraouis ou plutôt enfants sahraouis quand ils ne sont pas des chairs à canon font le bonheur des factions terroristes, pour la plupart des islamistes, et œuvrant aux alentours dans le Sahel. Le frère du fondateur du polisario a donc envoyé un message fort à ses partisans dans les camps en déclarant, « Si on dit que le front est aux Sahraouis, alors il faut leur ouvrir la voie pour gérer leurs affaires du plus petit poste (caporal) au plus haut poste (la présidence du Polisario) qui généralement intervient en fin de notre vie ». Visionnaire ce monsieur !

Ces propos aussi populistes soient-ils, ont eu vite fait, le tour des camps de nos compatriotes séquestrés à Tindouf en territoire algérien. Le discours a fait mouche dans les camps de séquestrés, car la réalité aussi amère soit-elle du quotidien de nos jeunes compatriotes sahraouis est du domaine du statisme, conformément à la volonté de la direction du mouvement séparatiste qui ne se soucient guère d’eux. Dans ces camps de nos compatriotes séquestrés, les affrontements avec l’autorité locale et algérienne sont monnaie courante et souvent ils dégénèrent en rezzou au grand dam de la jeunesse Sahraouie et de leurs familles.

C’est un secret de Polichinelle, les conflits internes entre les dirigeants du « Polisario » se sont intensifiés ces derniers temps et comme dirait l’autre cela sent le roussi. Selon le Forum Forsatin, les déclarations d’Ould Sayed al-Bachir ont, en plus d’enfoncer le clou, créé « un émoi au sein des camps, et elles se sont banalisées à tel point que l’on ose se rebeller sans faillir devant les tortionnaires du mouvement séparatiste ». Commentant les déclarations du dirigeant « emblématique “susmentionné et de surcroit frère de l’ancien fondateur du mouvement séparatiste, Al-Bashir Al-Dakhil a déclaré que ‘cela fait référence à une lutte de pouvoir ouverte entre les tribus, compte tenu de la date proche de la prochaine conférence’. Al-Dakhil a expliqué dans une déclaration à Hespress que ‘ce soulèvement interne confirme que le mouvement séparatiste n’est qu’une direction et non un peuple, comme le prétendent les médias, en raison des conflits intenses entre ses membres’.

Et notre interlocuteur d’ajouter qu’« il y a un conflit d’intérêt et d’influence entre les jeunes leaders qui montent et les anciens qui gouvernent depuis des décennies », notant que « le mouvement séparatiste s’est montré incapable d’avancer ». Al-Bashir Al-Dakhil a conclu que « Face aux victoires diplomatiques du Royaume du Maroc et à l’émergence d’un point de vue juvénile des habitants des provinces du sud, on retrouve cette faiblesse qui caractérise l’autre camp », concluant que « Le front s’achemine vers la recherche d’un autre président pour promouvoir un autre discours populiste après la maladie d’Ibrahim Ghali » qui semble-t-il est dans un état de santé déplorable ce qui appelle à son remplacement.

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