Prix des carburants : L’essence à son plus haut à 16,20 DH le litre

Depuis ce premier juin, le prix de l’essence au Maroc, c’est un record, a augmenté d’un dirham environ par litre voire un peu plus, pour atteindre chez certaines marques (prix de référence à la base Mohammedia) la barre des 16,23 dirhams tandis que le gazole subissait quant à lui une légère baisse allant entre les 30 cts et les soixante cts selon la marque.

Il y a de cela moins d’un mois les deux carburants étaient à égale valeur à la pompe. Aussi d’aucuns ne s’expliquent pas cet écart soudain. Pour nombre d’avertis une des raisons se trouve également dans la fermeture de la raffinerie de la Samir. Les stations-service à chacune sa version des faits donc, affichaient ce mercredi des prix oscillant entre 15,50 (diesel) et 16, 25 dirhams le litre d’essence. Il n’y a pas à dire, l’été sera bel et bien chaud cette année.

Pourquoi diable les prix des carburants sont en hausse exponentielle et comment s’explique-t-on cette nouvelle augmentation ? La rengaine classique est de mise en guise de réponse à savoir, une demande en augmentation avec la croissance économique et l’offre qui a du mal à suivre parce que les pays producteurs n’augmentent pas leur production, Opep + oblige.  Ce qui sur les marchés, crée un peu de spéculation avec des comportements opportunistes. Tous les pays sont confrontés à la même flambée des prix. Bref les blablas de circonstances dont l’automobiliste marocain n’a que faire.

Il est même cette version pour atténuer la rage des conducteurs de véhicules avec des motorisations essence, le stock que l’on constitue en essence dans les pays qui roulent essence Amérique du Nord, Asie,  Golfe d’où des miettes au compte-goutte pour le restant. Dans l’histoire du Jean qui rit et Jean qui pleure, si l’adepte du sans plomb trinque pour vouloir rouler un peu plus propre, ce n’est pas le cas de celui du gazole qui ne subit pas le dicton pollueur payeur et qui pour un instant seulement croira qu’il pourra se délecter de cette accalmie. Mais à bien y voir  la hausse ne devrait pas s’arrêter de sitôt à ce niveau au regard du contexte international.

Le diesel repartira vite à la hausse qu’on se rassure. Les spécialistes le voient aux environs des 20 DH et au-delà que ce soit pour l’un ou pour l’autre des carburants et encore l’estimation est des plus optimistes. Mais il n’y a pas que le conflit ukrainien, l’Opep+, les stocks, les courtiers ou traders et leurs commission, la parité dollar/dirham, d’autres facteurs entrent en jeu et qui ont trait souvent à la gestion de la chose publique à l’image d’une raffinerie aux vannes fermées et qui n’a pour fonctionnement que d’être décorative, une infrastructure à l’abandon et qui rouille.

Pour la poche du citoyen cela lui aurait fait des dirhams en plus dans cette crise énergétique d’hydrocarbures qui frappe la planète. Bref, dans un quinzaine de jours, il pleurera encore sur son triste sort l’automobiliste. File la laine filent les jours… dit la chanson. En attendant depuis la “sortie“ de la crise sanitaire, le plein est passé, du simple au double, enfin pour ceux qui ont les moyens de se le payer.

Prix des carburants : L’essence à son plus haut à 16,20 DH le litre Hespress Français.

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