Maroc/Espagne : la question des eaux territoriales discutée en juin à Madrid

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a estimé dans une interview à Radio France Internationale (RFI), que le nouveau modèle de relations entre ce pays et l’Espagne peut inspirer des relations avec les autres nations européennes, fondées sur le respect mutuel, l’ambition et le soutien des engagements. 

Il a également annoncé au cours de cet entretien que le mois prochain (juin) la question de la délimitation des eaux territoriales, et principalement celles océanes qui concernent les îles Canaries, sera discutée à Madrid. A la question « les relations avec l’Espagne sont-elles meilleures actuellement ? C’est la fin de la crise ? » Nasser Bourita a estimé que l’Espagne, depuis 2008, a marqué un bilan positif de l’initiative d’autonomie du Sahara occidental et a cessé de se référer à -la détermination et le référendum en 2017.

« Avec le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares, on a eu beaucoup de rencontres formelles, informelles, etc… D’abord pour assurer le suivi par rapport à la feuille de route qui a été agréée, un grand nombre des mesures annoncées ont été mises en œuvre, les liaisons maritimes ont été rétablies, le groupe de travail sur la migration s’est réuni après des décisions, des groupes de travail sur les délimitations maritimes, sur la gestion de l’espace aérien vont se tenir le mois prochain en Espagne. Je pense qu’aujourd’hui le Maroc et l’Espagne vont présenter un modèle différent de relation entre deux rives de la Méditerranée » a-t-il répondu à la journaliste de RFI, Magali Lagrange avant de la recadrer en réponse à une autre question préconisant que l’Espagne avait changé de position sur la question du Sahara et a apporté son soutien au plan d’autonomie marocain, parce que la question migratoire a été un levier pour obtenir ce revirement. « Je pense que c’est une perception simpliste, la position espagnole s’inscrit dans un mouvement qui est constaté au niveau des Nations unies, qui est constaté au niveau européen, africain et arabe ».

Et devant l’insistance de la journaliste, le ministre marocain a donné cette explication « La première fois où l’Espagne a marqué une appréciation positive de l’initiative d’autonomie remonte, je pense, à 2008. Ceux qui veulent créer ce raccourci ne veulent pas voir une réalité, qu’il y a un mouvement international. Ceux qui continuent de défendre ces options dépassées sont une petite minorité qui veulent exploiter la question du Sahara pour faire durer un statu quo préjudiciable à la stabilité régionale, puisqu’on parle de séparatisme et de terrorisme, nourrir les mouvements terroristes par des éléments qui sont armés, qui ne sont pas structurés, et c’est ça le danger aujourd’hui pour la stabilité régionale, investir dans le séparatisme c’est nourrir le terrorisme ». La position espagnole s’inscrit dans un mouvement qui se manifeste aux niveaux onusien, européen, africain et arabe, a souligné le ministre.

Concernant sa récente rencontre avec le ministre espagnol Albares, il a déclaré que « les liaisons maritimes ont été rétablies ; le groupe de travail sur la migration s’est réuni et a pris des décisions ; les préparatifs de l’opération de transit marocain par le détroit de Gibraltar vont dans le bon sens; des tables de travail sur les délimitations maritimes, sur la gestion de l’espace aérien se tiendront le mois prochain en Espagne ».

Quant à la réunion de la Coalition internationale contre Daech, il dira que devant le déploiement de Daech et d’autres mouvements en Afrique, est une nécessité pour la coalition de tenir compte de cette réalité. « Nous n’avons pas besoin de développer une stratégie pour combattre le terrorisme en Afrique, mais nous devons renforcer les stratégies existantes. D’abord au niveau national, puis sous-régional ».

Maroc/Espagne : la question des eaux territoriales discutée en juin à Madrid Hespress Français.

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