Maroc : La suppression du pass vaccinal n’est pas à l’ordre du jour

Le débat sur la suppression du pass vaccinal est relancé suite à l’amélioration de la situation épidémiologique au Maroc. Les citoyens marocains sont nombreux à militer pour son retrait, mais le gouvernement marocain ne semble pas encore prêt à y renoncer.

Au Maroc, le pass vaccinal est devenu indispensable pour accéder aux espaces fermés, administrations publiques et privées et lieux de la vie quotidienne. Cela dit, et malgré l’imposition par le Maroc de ce document, plusieurs personnes doutent toujours de son utilité ou de l’utilité de la vaccination même, compromettant les efforts déployés par le Maroc pour un retour plus au moins à la vie normale.

Face à ce quasi-retour à la vie normale, les demandes de suppression du pass vaccinal se multiplient tandis que la campagne de vaccination continue de connaître un ralentissement conséquent, avec l’espoir de ne plus avoir recours à ce document.

Les sollicitations pour le retrait définitif du pass vaccinal intervient alors que le taux d’infection et de mortalité du coronavirus a considérablement diminué, ce qui a poussé à l’assouplissement des mesures restrictives et rétabli certains aspects de la vie normale dans le pays en ouvrant des salles de cinéma, des stades et les boites de nuits, entre autres.

Cependant, malgré les aspirations populaires, il n’y a aucun signe d’annulation du pass sanitaire, particulièrement avec la menace constante de vagues épidémiques et la nécessité de poursuivre le processus de vaccination pour s’assurer que le point final de sécurité est atteint.

Le passeport de vaccination est largement critiqué par les militants des droits de l’homme et des syndicats, et le Conseil national des droits de l’homme aqui  suggéré de le remplacer par un passeport de santé pour garantir les choix de nombreux groupes réclamant son retrait.

Pr Mustapha Ennaji, membre du Comité scientifique pour la vaccination contre le coronavirus, a confirmé que cette discussion n’est pas du tout à l’ordre du jour, précisant que « la licéité de la vaccination signifie que la personne est protégée », considérant que « ce qui est nécessaire, est de pousser les gens à se faire vacciner ».

« De nombreux pays demandent l’autorisation de la vaccination et la considèrent comme une mesure visant à renforcer la protection », a-t-il dit, notant que « le comité scientifique délibère sur le point d’accréditer le PCR pour entrer dans le pays, mais rien n’est mentionné concernant le passeport »

Et de préciser que « la plupart des cas enregistrés récemment viennent de l’extérieur du pays », soulignant que « la situation épidémiologique est stable, les acquis actuels doivent être préservés, avec la nécessité de respecter la précaution et d’encourager les gens à se faire vacciner et à surmonter l’immunité collective ».

Des déclarations qui rejoignent celles du porte-parole du gouvernement Mustapha Baitas qui persiste et signe que « le retour à la vie normale ne peut avoir lieu qu’à travers la vaccination ».

« Le ministère de la Santé, lors d’une présentation de la situation épidémiologique, a relevé que la majorité des personnes se trouvant aujourd’hui en réanimation covid-19 ne sont pas vaccinées ou vaccinés à une seule dose. Après, il y a des personnes qui sont exclues de la vaccination pour des raisons médicales, ce qui est compréhensible. Mais aujourd’hui, notre seule issue reste la vaccination« , avait-t-il récemment affirmé.

Interpellé sur des « responsables » au sein du gouvernement n’ayant pas adhéré à la vaccination, Baitas a rejeté ces accusations et a même brandi son propre pass vaccinal avec les trois doses (2 doses Astrazeneca et une dose Pfizer ).

Pour lui, ce débat est « populiste » et les « membres du gouvernement sont des personnes responsables et notamment vaccinées » .

Pour rappel, plusieurs pays européens ont abandonné les mesures restrictives, permettant un retour, plus au moins, à la vie normale. Cela a pu être possible grâce à la vaccination complète de plus de 80% de leur population.

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