Made in Morocco : la feuille de route du gouvernement pour renforcer la souveraineté industrielle 

De nouveaux détails sur le plan de relance industrielle 2021-2023 ont été présentés par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, en réponse à une question du député parlementaire du parti du progrès et du socialisme (PPS).

Mezzour a mis l’accent sur les fondements de ce plan qui s’articule essentiellement autour de la banque de projets industrielle pour substituer les produits importées par des produits locaux, conformément à la vision du nouveau modèle de développement, qui vise à accélérer le développement industriel afin d’augmenter la création d’emplois, l’augmentation de la valeur ajoutée, la relance et le soutien du secteur industriel marocain impacté par la pandémie Covid-19.

Le ministre indique que la banque des projets industriels permet l’élargissement de la base des activités industrielles dans les différentes régions du Royaume, à travers le suivi des porteurs de projets et l’encouragement à investir dans toutes les zones industrielles.

Afin de mettre en œuvre ce plan, Mezzour indique qu’un groupe de travail chargé de réaliser la souveraineté industrielle a été constitué autour du renforcement de la souveraineté nationale et de l’encouragement de la stratégie « Made in Morocco ». Pour ce faire, il est nécessaire de soutenir et développer l’insertion locale, accompagner les porteurs de projets en les mettant en relation avec tous les partenaires concernés et finalement le soutien de leurs capacités productives via des investissements financiers.

Des projets nationaux 

Ryad Mezzour souligne que 918 projets ont été approuvés avec 90 % du capital national, représentant la possibilité de remplacer les importations par 51,3 milliards de dirhams, ce qui permettra de compenser les importations représentant 157 % de l’objectif fixé à 34 milliards de dirhams. Avec des capacités d’exportation estimées à 66,3 milliards de dirhams, soit un total de 117,6 milliards de dirhams en tant qu’impact sur la balance commerciale.

Il a ajouté que ce plan prévoit la création de 196.767 emplois, dont environ 78.707 emplois directs, et la réalisation d’environ 69 % de la souveraineté industrielle.

Les porteurs de projets bénéficient de l’appui apporté par les centres techniques, ainsi que de l’expertise de l’institut marocain de normalisation (IMANOR) dans le département des normes et certifications afin de garantir des produits locaux de haute qualité.

La protection des produits nationaux 

Selon Ryad Mezzour, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures afin de protéger l’industrie nationale de la concurrence féroce, notamment celles qui résultent de l’importation illégale ou de l’importation massive qui menace d’impacter le secteur de la production. La loi 15.09 sur les mesures de protection du commerce a été élaborée pour protéger le secteur de la production nationale de la concurrence déloyale, dans le cadre du respect des obligations internationales du Maroc.

A cet égard, le même ministre indique que son ministère, dans le cadre de la protection de l’industrie locale, a augmenté les droits de douane de 25 % à 40 % sur l’importation des produits prêts à consommer, dans le but de renforcer la protection de l’industrie locale et la consommation de ses produits et la réduction du déficit commercial. 

Le ministère a également travaillé sur l’augmentation des droits de douane pour un certain nombre de produits dans le cadre de la loi de finances de 2022, mais également la mise en œuvre de l’accord de libre-échange modifié avec la Turquie, par lequel les droits de douane ont été révisés pour une liste de 1.200 produits, pour atteindre 90 % des produits pour une période de cinq ans, renouvelable une seule fois.

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