Pegasus en Espagne: Le rapport sur l’espionnage rendu public ce mardi

Le gouvernement espagnol rendra public mardi, le rapport sur l’espionnage des téléphones portables du Premier ministre Pedro Sanchez. Les médias s’attendent à des révélations, et veulent toujours accuser le Maroc en dépit des affirmations de l’exécutif qui démontrent le contraire.

Mardi, au moment où le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, se rendra à Marrakech pour rencontrer son homologue marocain, Nasser Bourita pour un sommet sur l’évolution de la menace terroriste en Afrique et au Moyen-Orient de la Coalition mondiale contre le groupe État islamique (EI), le gouvernement espagnol rendra public le rapport Centre national de cryptologie concernant les téléphones supposément espionnés.

Certains des ministres consultés ont expliqué à Europa Press que le téléphone leur avait déjà été restitué mais sans rapport précis sur sa situation, bien que dans certains cas, ils aient été informés s’il avait été infecté par un logiciel espion ou non.

Les travaux effectués par le Centre national de cryptologie seront donc connus ce mardi, assurent des sources au sein du gouvernement, selon le site d’information Cope. Plusieurs téléphones de ministres ont été saisis pour être fouillés par ce cette institution, dont ceux du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et celui de la ministre de la Défense, Margarita Robles, les deux seules « victimes » du logiciel Pegasus du fabricant israélien NSO.

Alors que le gouvernement espagnol a refusé de nommer ou d’accuser une quelconque partie, ou quelconque pays dans cette affaire, les médias espagnols eux ont tous condamné le Maroc, estimant qu’à la période où les téléphones ont été infectés, l’Espagne et le Maroc étaient en crise diplomatique et justifiant leurs accusations par les accusations des médias français ayant visé Rabat quelques mois auparavant.

A noter qu’aucuns de ces médias n’a apporté aucune preuve des accusations visant le Maroc et qu’il a été prouvé par la suite que les clients d’NSO utilisant le logiciel d’espionnage Pegasus sont majoritairement des pays européens. Les médias français et internationaux ayant choisi d’accuser le Maroc uniquement et ont donc volontairement voulu « protéger » les pays occidentaux de ce scandale d’espionnage.

Le plus important point de leur accusations visant le Maroc était que le pays espionnait, selon eux, le président français Emmanuel Macron et le Roi Mohammed VI. La première accusation a été démentie officiellement et formellement par Israël qui a montré ses preuves au président français, et la seconde, serait grotesque puisque les services marocains n’ont aucun intérêt à surveiller leur roi.

En Espagne, les médias ont cherché à faire porter toute l’attention du scandale d’espionnage révélé par Citizen Lab, visant 63 indépendantistes catalans, espionnés par les services de renseignements espagnols, vers le Maroc, en se concentrant sur l’espionnage des téléphone de Pedro Sanchez et Margarita Robles.

Ils estiment que la première entrée de Pegasus signalée sur un des téléphones des deux membres du gouvernement espionnés a eu lieu entre le 17 et le 18 mai, indiquant que cela coïncidait quelques jours après l’entrée des migrants à Sebta et la visite, le 18 mai, de Pedro Sánchez accompagné du ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, à Sebta et Melilla.

La seconde aurait eu lieu lorsque Sanchez était réuni avec le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, en indiquant que ce jour là, le Maroc avait publié un communiqué dans lequel il expliquait les raisons de la crise diplomatique entre Rabat et Madrid.

Sauf que dans leur raisonnement, ils oublient que le Maroc, à l’époque, était en crise diplomatique avec l’Allemagne également. Pourtant à aucun moment Berlin n’a accusé Rabat de l’espionner via Pegasus.

En outre, le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, qui aurait pu accuser le Maroc ou du moins le laisser croire, a nié ces allégations. Pas plus tard que lundi, il a s’est dit « satisfait » de l’accord entre Madrid et Rabat et de ce qui a été fait jusqu’à présent et a souligné la reprise du sommet sur la migration entre les deux pays. Pedro Sanchez lui-même n’a pas accusé le Maroc.

Par ailleurs, les indépendantistes catalans ainsi que plusieurs partis politiques espagnols ont fait part de leurs doutes que cet espionnage soit signé par Rabat, estimant que le Maroc ni aucun autre pays n’a pas le moindre intérêt à espionner des indépendantistes d’un autre pays et que l’affaire est strictement hispano-espagnole.

D’ailleurs, chez les indépendantistes catalans d’ERC qui ont été à la source de la révélation de ce scandale d’espionnage, une tête devrait tomber et c’est celle de Margarita Robles, la ministre de la Défense qui a semblé dire que le gouvernement était en droit d’espionner ces membres d’ERC.

Alors que le gouvernement s’est dit lui-même victime d’espionnage, les indépendantistes, ne perdent pas de vue l’origine de ce scandale d’espionnage et, estiment que la seule réparation serait « au moins » que la ministre soit destituée « de toute urgence ».

« Il est urgent qu’elle démissionne ou soit révoquée », et que les documents sur l’espionnage soient déclassifiés, a lancé la porte-parole d’ERC, Marta Vilalta.

Le gouvernement espagnol est prêt à « détruire la démocratie pour défendre l’unité de l’Espagne. Ils se fichent de violer les droits, quels qu’ils soient », affirment les indépendantistes.

Pegasus en Espagne: Le rapport sur l’espionnage rendu public ce mardi Hespress Français.

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