Israël/Maroc : l’affaire Hadad résolue grâce à la coopération sécuritaire

La coopération entre Israël et le Maroc en matière de sécurité semble avoir du bon, puisqu’elle a permis de résoudre une affaire criminelle entre mafieux datant de 2012 indique The Jerusalemen Post en référence à une annonce de la police israélienne.

En effet, en cette année un homme du nom Zion Yanna est tué à Ashkelon, dans un règlement de compte criminel à l’aide d’une voiture piégée et son frère, qui se trouvait dans avec lui est gravement blessé. Une décennie après, un individu du nom de Lior Hadad, 36 ans, a été accusé du meurtre et de la tentative de meurtre de Zion Yanna et de son frère dans le cadre d’une vengeance contre un gang mafieux du sud d’Israël.

L’acte d’accusation, porté devant le tribunal de district de Beer Sheva contre Lior Hadad, l’incriminerait en tant que poseur de la bombe qui a tué Yanna et gravement blessé son frère. Hadad s’était enfui juste après son méfait au Maroc peu de temps après l’attentat et était resté hors d’Israël pendant environ une décennie avant d’être arrêté le 22 avril dernier par la police israélienne. Pour ce faire, il a fallu une enquête de cette dernière qui a duré plusieurs années menée par le district sud de la division criminelle avec les autorités marocaines.

Hadad aurait posé la bombe pour se venger des frères Yanna dans le cadre des luttes intestines que se livrent deux organisations criminelles du sud, Benny Shlomo et Shlomo Domrani et qui ont conduit à de multiples assassinats et autres règlements de comptes. Le commandant du district de Lachish, Barak Mordechai a indiqué à l’issue de l’arrestation de Loir Hadad « Tout n’est qu’une question de temps lorsqu’il s’agit de traduire des criminels israéliens en justice ».

Hadad aurait utilisé environ un demi-kilo de briques explosives, des explosifs électriques, un système opérationnel sans fil et une voiture volée, selon l’acte d’accusation. Il a ensuite vendu aux frères Yanna une histoire de couverture où ils deviendraient partenaires dans des magasins à Ashdod et Ashkelon et recevraient une voiture gratuite en conséquence. Il a ensuite mis de fausses plaques d’immatriculation sur la voiture et attaché les explosifs au fond.

Une fois que les deux sont entrés dans la voiture, il a déclenché l’explosion et s’est enfui. Un seul des deux dispositifs placés sous les sièges (celui de Zion) s’est déclenché. Le second ne l’a pas été, permettant à son frère d’en échapper au prix de très graves blessures. Hadad s’est enfui après son méfait au Maroc dès le lendemain.

L’histoire ne dit pas en quoi a consisté l’aide des autorités marocaines, mais l’on s’en doute qu’elle a trait au séjour de Loir Hadad au Maroc. Les autorités israéliennes ont expliqué que l’enquête avait duré plusieurs années, mais se sont félicitées qu’elle avait pu prendre fin grâce à la collaboration avec le Maroc.

Israël/Maroc : l’affaire Hadad résolue grâce à la coopération sécuritaire Hespress Français.

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