Le chirurgien Hassan Tazi nie avoir filmé et exploité ses patients pour leur soutirer de l’argent

Nouvelles révélations dans l’affaire d’escroqueries impliquant le Dr Hassan Tazi. Selon les informations obtenues par Hespress, le chirurgien controversé aurait utilisé des photos de ses patients nécessiteux pour soutirer de l’argent à des bienfaiteurs. Une version rejetée par le principal concerné.

Incarcéré dans la prison de Oukacha, après avoir été arrêté pour escroquerie, au même titre que son épouse, son frère et deux employés, le Dr Hassan Tazi fait face à de nouvelles accusations.

Lors de son audition devant la Brigade nationale de la police judiciaire, le célèbre chirurgien plasticien, qui est en détention provisoire, nie avoir photographié des patients nécessiteux, afin de les utiliser pour gagner l’argent de bienfaiteurs.

Selon des sources de Hespress, le médecin, lors de sa confrontation, a nié en avoir connaissance de ces dites photos, mettant en cause la version de l’accusée, « Zainab. b » qui affirme avoir utilisé cette méthode dans la collecte de fonds.

Malgré avoir avoué qu’il avait déjà rencontré l’accusé une fois, alors que son mari était en convalescence en raison de son infection par le coronavirus, il a néanmoins nié sa relation avec elle, ni de près ni de loin.

En revanche, il a confirmé que son épouse, qui assure également le suivi, s’occupe de l’aspect financier dans la partie liée à la réception des sommes versées en espèces, tandis que son frère s’occupe de l’administratif et des dossiers des patients. Ainsi, il est le représentant légal de la clinique.

Après que les enquêteurs ont présenté un ensemble de dossiers de patients dont la clinique recevait une aide financière, Tazi a tenté de souligner que les dossiers des patients diffèrent d’un cas à l’autre, et selon le type de couverture santé dont dispose chaque patient.

L’accusé, propriétaire de la clinique Achifa, a indiqué que la valeur de la lettre clé « B » varie de 1,3 dirham à 1,1 dirham spécifié dans le cadre de l’assurance maladie.

La Brigade Nationale de la Police Judiciaire a présenté des dossiers de patients, après son étude, qui ont montré qu’il y avait un dépassement total du tarif, mais ledit médecin confirme que le sanatorium applique le tarif de la lettre clé « B » d’un montant de 1,3 dirham pour les personnes qui n’ont pas d’assurance ou de couverture maladie avec le consentement du patient.

Confronté au fait que sa femme, Mounia, déclare que toute décision administrative ou financière doit être approuvée par lui, Tazi s’en étonne, indiquant qu’il ne trouve pas d’explication à ses propos.

Pour rappel, cinq personnes en lien avec la clinique du célèbre chirurgien esthétique, Hassan Tazi, ont été interpellées dans le cadre d’une affaire de « traite d’être humain », d’«  escroquerie » et de « falsification de documents ». L’épouse du médecin est également mise en cause.

Les dénommés Amina F, infirmière-chef, Abderrazak T, responsable administratif en charge du recouvrement des intérêts et frère du chirurgien plasticien, Zainab B, intermédiaire, et Mounia B, épouse du médecin, responsable financière de la clinique, accusée de falsification des factures, ainsi que le propriétaire de la clinique, sont impliqués dans cette affaire et se trouvent aujourd’hui en état d’arrestation.

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