George Floyd : La défense pointe la dépendance aux opiacées, sa petite amie témoigne

La petite amie de George Floyd, Courteney Ross, 45 ans,  est venue la barre des témoins jeudi et a décrit leur relation, depuis le premier baiser jusqu’à la veille de sa mort en passant par des moments de vie inoubliables, mais a également expliqué comment une dépendance aux analgésiques a marqué leurs relations communes.

Courteney Ross est le premier témoin à avoir personnellement connu Floyd à venir témoigner au procès de Derek Chauvin, l’ancien policier de Minneapolis accusé du meurtre de l’homme qu’elle aimait en s’agenouillant sur son cou lors d’une arrestation en mai dernier. La mort de Floyd, à titre de rappel un homme noir de 46 ans, a déclenché des manifestations à travers les États-Unis et dans le monde entier contre l’injustice raciale et la brutalité policière contre les Noirs.

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Les avocats de Chauvin soutiennent que la mort de Floyd est due à une surdose du fentanyl trouvé dans son sang lors d’une autopsie, en référence aux conclusions du médecin légiste du comté qui a jugé que l’homicide aux mains de la police, était en réalité une surdose. Les procureurs ont déclaré « qu’Eric Nelson, l’avocat principal de Chauvin, avait cherché à augmenter la consommation de drogue de Floyd, dans le but de brouiller les cartes et que cette théorie serait contredite par des preuves médicales ». Nelson n’en a pas semblé perturbé pour autant et a passé outre la subtilité en contre-interrogeant Ross: « Je suis désolé d’entendre parler de vos luttes contre la dépendance aux opioïdes. Merci d’avoir partagé cela avec le jury ».

Les procureurs ont tenu à ce que le jury entende le récit franc de Ross sur l’utilisation d’opioïdes pour saper un élément central de la défense de Chauvin dans un procès considéré comme un test décisif de la responsabilité dans la police américaine.

Le jury a en outre, eu l’occasion d’entendre trois jours durant, les dires de témoins qui ont déclaré avoir crié contre Chauvin et d’autres officiers, les implorant de vérifier le pouls de Floyd. Jeudi, les ambulanciers paramédicaux qui sont arrivés sur les lieux ont témoigné qu’ils avaient  déplacé la police du corps de Floyd, qui avait alors cessé de respirer, n’avait pas de pouls et dont les pupilles étaient dilatées. « En termes simples, a déclaré Derek Smith, l’un des ambulanciers paramédicaux, au jury, je pense qu’il était mort avant notre arrivée ».

Un sergent de surveillance de la police de Minneapolis, David Pleoger, qui était de service la nuit de la mort de George Floyd a déclaré que les agents qui avaient retenu Floyd auraient pu y mettre fin après qu’il ait cessé de résister. Il a noté que les agents sont formés pour faire rouler les personnes sur le côté pour les aider à respirer après avoir été retenus en position couchée. «Lorsque M. Floyd n’offrait plus aucune résistance aux agents, ils auraient pu mettre fin à la contention», a déclaré Pleoger ; « Et c’était après qu’il ait été menotté et au sol et qu’il ne résiste plus ? », a demandé le procureur Steve Schleicher ; « C’est exact », a répondu Ploeger, maintenant à la retraite.

George Floyd : La défense pointe la dépendance aux opiacées, sa petite amie témoigne Hespress Français.

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