Pegasus/Maroc: Les médias français risquent une « condamnation pénale »

Le tribunal de Paris a examiné les poursuites engagées par le Maroc contre plusieurs médias français ayant « sali » la réputation du Maroc en l’accusant d’avoir eu recours au logiciel d’espionnage Pegasus pour espionner entre autres, le président français Emmanuel Macron, le roi Mohammed VI, des journalistes et d’autres figures publiques. La décision est attendue pour le 25 mars prochain.

Alors que la justice française a ouvert l’examen de la plainte du Maroc dans un procès en diffamation contre des ONG et des médias français (Le Monde, Radio France, France Media Monde, Mediapart, L’Humanité, Forbidden Stories et Amnesty international) ayant accusé le royaume dans la controversée affaire Pegasus, ayant fait le tour du monde, la procureur a plaidé l’irrecevabilité de la plainte.

Elle a estimé que les États n’ont pas la qualité d’intenter des procès en diffamation, en s’appuyant sur la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Mais l’avocat du Maroc, Olivier Baratelli, avocat spécialisé en droit pénal des affaires et droit de la presse, estime que le Maroc est en droit de porter plainte, de se défendre et demander réparation pour les préjudices subis.

Le Maroc, en tant qu’Etat, personne morale de droit public, a le droit de « demander la réparation de l’atteinte à l’honneur et la considération de ses services » de renseignements qui ont été visés par cette « gigantesque manipulation internationale« , a souligné l’avocat à à la presse.

Si les accusés tentent de plaider l’irrecevabilité de l’affaire afin de ne pas tomber dans un procès et cela au nom de la liberté de la presse, il ne doit pas être permis, même au nom de cette liberté -que le Maroc garantit sur son sol également- de porter préjudice à un pays, de le diffamer, porter atteinte à sa réputation, sans apporter de preuves concrètes et tangibles.

Ces accusateurs du Maroc devraient être prêts à défendre leurs positions en procès s’ils estiment détenir de vraies preuves de ce qu’ils avancent, autrement il sera question de mensonge et de campagne calomnieuse, de fake news.

Dans un communiqué, le gouvernement marocain avait indiqué mettre « au défi » le consortium d’investigation de « fournir la moindre preuve tangible et matérielle » de ses accusations d’utilisation du logiciel Pegasus pour espionner les personnes citées.

L’affaire est grave, parce que non seulement elle porte atteinte à l’honneur du Maroc, à son image qui a été écornée par cette campagne internationale sauvage aux intentions douteuses visant précisément le Royaume, mais aussi parce qu’elle aurait pu créer une crise diplomatique avec la France puisque le président de la république, Emmanuel Macron, était semble-t-il visé, et c’est à cause de la publication de son nom que ça a fait scandale.

« Personne n’a écouté le téléphone du président » Emmanuel Macron, a affirmé le ministre israélien des Affaires Etrangères, Yaïr Lapid, interrogé par Le Monde en décembre 2021, l’un des journaux ayant attaqué le Maroc. Le journaliste du Monde lui demandait si le renseignement marocain a piraté un téléphone du président Emmanuel Macron à l’aide de Pegasus pour l’espionner.

« Les médias français risquent une condamnation pénale et ils essayent d’échapper par tous les moyens les plus vils à cette condamnation », a estimé l’avocat du Maroc, notant que la presse française doit « arrêter de salir le Maroc ».

« Les grands médias français, qui ont claironné le 18 juillet 2021 que le Maroc avait utilisé Pegasus, veulent aujourd’hui esquiver le débat, car l’enquête en France a démontré que c’était faux », a-t-il affirmé avant d’ajouter que « pas une expertise scientifique, pas un élément, pas un témoignage, rien de ce qui a été avancé n’a prouvé que le Maroc a utilisé le logiciel Pegasus ».

Pegasus/Maroc: Les médias français risquent une « condamnation pénale » Hespress Français.

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