USFP : Le bureau politique « pousse » Lachgar, Hasna Abouzaid contre vents et marrées

Comme prévu, le 11e congrès national de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) se tiendra vendredi prochain à Bouznika. Un évènement qui a fait couler beaucoup d’encre de par les gesticulations observées au sein du parti de la rose à la veille du congrès (demande de report du congrès devant le tribunal, amendements, Driss Lachgar pour un 3e mandat …).

Tout va donc dans le sens de ce que nous avait confié Mehdi Mezouari, membre du bureau politique de l’USFP,  dans une interview : « l’USFP n’a jamais tenu un congrès dans le calme ».

Le point qui a fait le plus polémique autour du parti de la Rose, c’est son premier secrétaire général, Driss Lachgar, et la possibilité qu’il se présente pour un 3e mandat à la tête de l’USFP, alors que le règlement interne du parti l’interdisait jusqu’aux derniers amendements appuyés par le Conseil national, et dont la validation doit absolument passer par le congrès.

Photo : Mounir Mehimdate

Cette orientation de garder Lachgar à la tête du parti a poussé ses adversaires Ittihadis à l’accuser d’opérer un « Coup d’État sur le règlement intérieur du parti« . Mais les membres du Bureau politique de l’USFP ne l’entendent pas de la même oreille et ont estimé que cette affaire « qui a pris une grande ampleur dans les médias, n’a pas revêtu la même importance au sein des instances du parti ». 

Photo : Mounir Mehimdate

Ainsi, et lors d’une conférence de presse tenue ce mardi au siège de l’USFP à Rabat, les membres du bureau politique de l’USFP ont défendu bec et ongles la « légitimité » d’autoriser le premier secrétaire du partià se présenter pour ce qu’ils qualifient de « 3e mandat de » transition« , et justifient cela par les « résultats positifs obtenus par le parti lors des élections du 8 septembre 2021 » .

Photo : Mounir Mehimdate

« Nous avons évalué collectivement les résultats des récentes élections. Et nous avons conclu que le parti est revenu de loin, alors que beaucoup ont prédit son effondrement ou encore qu’il ne pourra pas maintenir, au moins, sa position. Mais l’effort fourni ces deux dernières années par le premier secrétaire et les militants, a permis à la formation de se redresser« , a déclaré Jaouad Chafik, membre du BP de l’USFP.

Photo : Mounir Mehimdate

Alors que Driss Lachgar n’a toujours pas présenté sa candidature pour un 3e mandat à la tête du parti, et a exprimé publiquement l’intention de ne pas le faire, le bureau politique actuel a d’ores et déjà convenu que Lachgar serait son candidat, ce qui a été confirmé par Jaouad Chafik.

« Si le congrès national ratifie ce sur quoi nous avons voté, nous aurons un candidat qui sera sans aucun doute celui qui dirigera la direction actuelle« , a déclaré l’Ittihadi.

Photo : Mounir Mehimdate

De plus, les membres du BP se sont opposés aux accusations portées contre Lachgar par ses adversaires qui l’accusent d’avoir « renversé le règlement intérieur du parti », notant que « le règlement intérieur stipule que la présidence de tout organe exécutif ne peut durer que deux mandats, tout en permettant la possibilité d’être membre des organes pendant trois ans. Nous avons unifié cette règle, de sorte que la candidature pour un troisième mandat devient possible même pour les chefs des organes exécutifs« .

Ainsi, et dans le cadre des préparatifs du 11e congrès de l’USFP, 12 plateformes numériques ont été mises en place dans les régions du Royaume, en plus de la plateforme centrale qui se tiendra dans la ville de Bouznika, dans le cadre des mesures préventives pour lutter contre le covid, « ce qui permettra aux Ittihadis de suivre le congrès, momentanément, comme s’ils y étaient« , a assuré le bureau politique du parti de la rose.

Hasna Abouzaid contre vents et marrées

Faisant parti du courant anti-Lachgar, la militante socialiste, Hasna Abouzaidfi, affirme maintenir sa candidature au poste de Premier secrétaire du parti, et accuse la direction actuelle de l’USFP de « violer l’Etat de droit et de chasser les militants de leur maison, en s’appuyant sur une majorité fabriquée ».

Lors d’une conférence de presse, lundi soir à Rabat, elle est revenue sur son retrait du parti pendant plusieurs années puis son apparition soudaine lors de la phase de préparation du 11e Congrès national, affirmant que cette « étiquette » lui a été collée par Lachgar « qui ne cesse de la décrire comme manquant de légitimité et d’appartenance à la famille ittihade ».

Photo : Mounir Mehimdate

« Driss Lachgar nous a dépouillés de notre appartenance partisane parce que nous avons, selon lui, fait défaut lors des grandes batailles du parti », a-t-elle soutenu.

Et de poursuivre: « Les batailles de l’Union, dans lesquelles Lachgar voulait que nous nous engagions afin de rester affiliés à l’organisation, sont par exemple la bataille pour entrer au gouvernement, comme cela s’est produit en 2016 lorsque la direction a publié une déclaration confirmant que le Bureau politique a approuvé à l’unanimité l’entrée du gouvernement et la demande du premier secrétaire, ce qui était la chose à laquelle s’opposait la majorité du Bureau politique à l’époque ».

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