Miraoui promet la « tolérance zéro » face au harcèlement sexuel

Abdellatif Miraoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, dans l’ardu exercice des questions orales à la Chambre des représentants a souligné en ce lundi que son Département sera intransigeant dans le traitement du dossier de ce qui est désormais connu comme le « scandale sexe contre bonnes notes ».

« Des cas pareils ne sont pas tolérés, ni à l’Université ni au sein de la société dans son ensemble, aussi l’intransigeance et la tolérance se doivent d’être de rigueur », a soutenu le ministre.

Il a par ailleurs ajouté dans des réponses, lues en son nom par son collègue Younes Sekkouri, infections au Covid-19 oblige, que « son département et le gouvernement prennent la question du +chantage et du harcèlement sexuel+ à cœur afin de protéger la dignité de l’ensemble de cette communauté universitaire, aussi bien les étudiantes que les enseignants, de manière à éviter tout dérapage à l’avenir ».

« L’enseignement est un métier noble, passionnant et exigeant. Il y a un plaisir et une vocation qui existent et qui dépassent largement les écarts intolérables de la sorte », a fait valoir Abdellatif Miraoui, pour qui « les enseignants contribuent à la construction de la société en développant les compétences des élèves et étudiants et en favorisant leur réussite sans chantage aucun ».

De plus, c’est une occasion de se renouveler et d’être actifs dans un système éducatif en évolution. Le ministre, a révélé que son ministère a mis en place un comité. « Aujourd’hui les victimes et les accusés, sont entendus dans le plein respect de l’indépendance de la justice. Nous aviserons en sorte »,  a-t-il indiqué, ajoutant « avoir diligenté la mise en place d’un comité où siègent la société civile et les institutions constitutionnelles concernées ainsi que des étudiantes victimes chargés d’étudier les questions relatives à cette affaire notant que le comité mettra tout en œuvre pour faire face à ce phénomène abject et le régler« .

L’approche répressive pour le ministère, bien qu’importante et essentielle, reste insuffisante, a-t-il estimé.

Par ailleurs et sur un tout autre volet concernant les étudiants salariés celui-là, Abdellatif Miraoui a renouvelé son adhésion à la décision relative au versement d’une rémunération en contrepartie de la poursuite de leurs études supérieures dans les filières licence, master et doctorat des facultés affiliées à Université Mohammed V de Rabat.

En réponse à une question en ce sens, le ministre a indiqué que cette décision a été prise dans le but de leur permettre la possibilité de développer leur cheminement universitaire dans la disponibilité de leur temps libre, tout en poursuivant leur travail. Selon les données qu’il a fournies sur le nombre total de candidats initialement inscrits au doctorat, celui des salariés pour la saison universitaire 2021-2022, s’élevait à 40%.

Miraoui a souligné que le rapport financier extrait de ce processus « sera ainsi utilisé pour couvrir les coûts de qualification universitaire pour les étudiants et l’amélioration de leurs études, à travers un certain nombre de configurations qui nécessitent un financement important ».

Il a en ce sens fait savoir qu’un comité est en place pour étudier les dossiers des étudiants qui n’ont pas les capacités financières afin de leur permettre d’effectuer leur curcus.

S’agissant de la situation sanitaire, Abdellatif Miraoui a indiqué quant à la pandémie a réduit le taux de réponse aux demandes de logement dans les cités universitaires, au cours de l’année en cours à 40%, soit l’équivalent de 21.000 demandes, précisant qu’en temps normal, le nombre total de demandes pour bénéficier d’un logement universitaire atteignait facilement les 51.000.

Miraoui promet la « tolérance zéro » face au harcèlement sexuel Hespress Français.

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page